Les pouvoirs publics doivent améliorer le statut et les conditions d’exercice du travail indépendant en favorisant le déploiement du microcrédit accompagné et en renforçant la formation et l’accompagnement des micro-entrepreneurs qui n’ont pas accès au crédit bancaire.

Depuis 25 ans, l’Adie se bat pour permettre à chacun de créer sa propre activité, quels que soient son statut social, son niveau de formation ou l’état de ses finances. L’Adie défend le droit à l’initiative économique pour tous, en facilitant les conditions de son exercice :
  • Accès au microcrédit pour les publics éloignés de l'emploi et n'ayant pas accès au crédit bancaire
  • Accompagnement pour les aider à réussir leur projet

À l’heure actuelle, l’Adie permet de créer en moyenne 225 nouveaux emplois par semaine.

Sur la base de son expérience auprès des personnes en situation de précarité qui créent leur entreprise, l’Adie propose l’adoption de mesures en faveur du développement de la création d'entreprises et du microcrédit en France.

Améliorer le statut et les conditions d’exercice du travail indépendant

Depuis 25 ans, sur la base de l’expérience en vraie grandeur, l’Adie plaide en faveur de l’amélioration du cadre légal des petites entreprises. Son combat a notamment permis en 2005 l’introduction dans la loi de cohésion sociale d’un article reconnaissant la création d’entreprise comme voie d’insertion. En 2008, l’association est à l’origine de la création du régime de l'auto-entrepreneur voté dans le cadre de la LME et a été en première ligne du combat livré en 2014 dans le cadre de la loi relative à l’artisanat, au commerce et aux TPE qui a permis de consolider le régime.

À travers ses prises de positions, l’Adie entend faire changer le regard des politiques sur la création d’activité afin que celle-ci ne soit plus opposée au salariat. En effet, dans un contexte de chômage massif où le travail salarié peine à constituer la seule issue, il est urgent d’intégrer la création d’entreprise aux politiques de l’emploi et de reconnaître le droit à l’initiative économique comme frère du droit à l’emploi. Il convient surtout de faciliter l’accès des demandeurs d’emplois les plus éloignés du marché du travail aux aides financières à la création d’entreprise, en simplifiant les dispositifs des aides à la création et en assouplissant les barrières réglementaires au travail.

Favoriser le changement d’échelle du microcrédit accompagné

L’exclusion du crédit bancaire classique peut contraindre certaines populations, faute de financement, à renoncer à leur projet d’insertion sociale ou professionnelle. Forte de ce constat, l’Adie démontre chaque jour que le microcrédit remplit une mission d’intérêt général en contribuant au combat pour l’emploi et en permettant la création de micro-entreprises qui participent elles-mêmes à la création de richesses. Pourtant, de nombreux rapports démontrent que le microcrédit accompagné reste encore aujourd’hui sous-utilisé et pourrait être davantage soutenu par les pouvoirs publics. Dans un contexte de demande de la part du gouvernement d’une intervention accrue des acteurs de l’économie sociale et solidaire notamment pour assurer la cohésion sociale et économique des territoires, il est urgent de mieux intégrer le microcrédit aux politiques de l’emploi et d’assouplir les conditions réglementaires qui restreignent la pleine expression de son potentiel d’inclusion sociale.

Renforcer la formation et l’accompagnement des créateurs d'entreprise

L’accompagnement à la création ou au développement d’entreprise est très important en France étant donné la complexité de l’environnement juridique dans lequel évoluent les créateurs d'entreprise. C’est tout particulièrement vrai en ce qui concerne le public du microcrédit non bancaire, qui est souvent le moins familiarisé avec les démarches administratives ou les techniques de gestion. La problématique réside dans l’insuffisance des moyens financiers alloués aux actions d’accompagnement. Depuis près de dix ans, celles-ci font partie du champ légal de la formation professionnelle. Mais l’arrêté en fixant les modalités n’a jamais été publié. À ce titre, il conviendrait de rendre effectif le financement de l’accompagnement à la création et à la reprise d’entreprises par les fonds de formation professionnelle et d’assurer en particulier un soutien financier aux jeunes en phase d’accompagnement et de préparation du projet de création d’entreprise.

Découvrez en détail les 10 propositions de l’Adie pour la création d’entreprise et le microcrédit (pdf)

 

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