Derrière le doux nom d’Ayanah se cachent de bien jolies choses : d’abord Ayanah signifie fleur en éthiopien, ensuite une ligne de maillots de bain aux coupes géométriques et aux imprimés ultra-colorés d’inspiration tribale, enfin la belle histoire de trois sœurs trentenaires et parisiennes d’origine congolaise, qui avaient envie d’entreprendre ensemble en valorisant leur héritage culturel et leur goût pour la mode.
Après avoir toutes fait des études de commerce et commencé leur carrière aux quatre coins du monde, Nicole, Judith et Jenna se retrouvent en même temps en France, à un tournant de leur jeune vie.

« Judith avait toujours été indépendante dans l’âme et la création d’entreprise trottait dans la tête de Nicole. Moi je l’envisageais mais une fois atteint la quarantaine » explique Jenna, la cadette.

Mais l’envie de créer quelque chose ensemble se révèle être un formidable stimulant et le trio décide de s’inscrire au GRETA pour se former au stylisme. C’est en effet dans le secteur de la mode qu’elles se voient monter un projet. Le prêt à porter étant très encombré, lancer une ligne de maillots de bain leur vient vite à l’idée, un premier pas avant de se développer vers le beach-wear.
Deux ans plus tard, alors que les échantillons sont choisis, les prototypes montés, le book prêt, les fournisseurs et l’atelier trouvés, ne manque que le financement pour acheter les tissus et assurer la production.
Porte-parole de la marque qu’elles baptisent donc Ayanah, Jenna fait une petite recherche sur le net et découvre l’Adie. Elle prend rendez-vous et se retrouve face à un conseiller immédiatement enthousiasmé par la collection et le projet.
« Au-delà du marché français, nous nous sommes dit que la classe moyenne qui émerge en Afrique pouvait être aussi un débouché. »
Un emprunt de 3 000 euros auprès de l’Adie permet donc à Ayanah de lancer sa première collection.
« Les ventes démarrent doucement grâce à notre boutique en ligne. Nous nous donnons 3 ans pour faire décoller notre affaire. Notre objectif est d‘abord de nous faire connaitre et de trouver des distributeurs. Nous comptons sur notre réseau, le bouche à oreille, la presse. »

Mais la belle histoire ne s’arrête pas là. Car les filles d’Ayanah ne cherchent pas seulement à commercialiser et développer leurs maillots de bain. Leur démarche est en effet généreuse. Si elles veillent à mener leur activité dans le respect de la planète, par le choix de matières premières écologiques et de processus de production éco-responsables, elles tiennent aussi à promouvoir l’art contemporain africain. Elles ont proposé à l’artiste sud-africain Lazi Mathebula de réaliser leur portrait. Une partie de leurs bénéfices sera par ailleurs reversée à l’organisation culturelle The African Modern Art Project basée en Tanzanie, qui aide les enfants et les femmes à libérer leur potentiel artistique pour devenir financièrement autonomes.

En savoir plus sur Ayanah :
Site Internet Ayanah
Facebook Ayanah



Publié le : 01.07.16

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