La passion de Nori Linh, c’est la couture, et ce depuis toujours. « De fil en aiguille », comme elle le dit elle-même, c’est en train de devenir un métier. Après avoir arrêté l’école précocement, elle devient vendeuse dans le prêt à porter, puis responsable d’une boutique. A ses moments perdus, elle dessine et coud des vêtements pour elle et pour ses amies. Jusqu’au jour où, enceinte de son 2ème enfant, elle se retrouve au chômage, et décide de prendre un peu de recul. « Je continuais de coudre pour mes amies, pour mes deux petites filles, et pour moi. Et mes amies m’ont encouragée à vendre mes créations. »
Cette reprise d’activité s’avère d’autant plus nécessaire que son compagnon vient de subir un accident du travail qui l’immobilise pendant quelque temps. Pour rebondir lui aussi, il envisage de monter sa société. Parmi les documents qui lui sont remis par la Chambre de Commerce se trouve un dépliant d’information Adie. Nori Linh prend contact, elle rencontre Lucie, conseillère Adie, avec laquelle le courant passe tout de suite. Ensemble, les deux femmes peaufinent son projet. Un premier microcrédit de 500 € lui est consenti, pour l’aider à se constituer un fonds de roulement, ses ressources ne lui permettant pas de rembourser une somme plus conséquente. Un second devrait suivre dès que possible pour l’achat d’une nouvelle machine et d’un logiciel de broderie.
Nori Linh a déjà une clientèle fournie. Elle a rejoint un groupe de couture sur Facebook qui a fait boule de neige. Sur sa page, elle présente ses créations : sacs à main, accessoires, et depuis quelque temps bijoux fantaisie. Ces derniers sont particulièrement originaux, puisque réalisés à partir d’une pâte polymère qu’elle modèle et cuit dans un four. Ce sont ‘‘les gourmandises de Mademoiselle Nori Linh’’, qui ont un tel succès qu’elle n’arrive pas à suivre. « Je sais que je dois encore apprendre à m’organiser ».
Crédits photographiques : Cécile Burban/Adie












