Les quartiers sensibles
cumulent handicaps et difficultés : taux
de chômage deux fois plus élevé qu’au
niveau national, revenus des populations beaucoup plus
faibles, plus forte proportion de jeunes en échec
scolaire... Pourtant leurs habitants font preuve d’un
réel dynamisme économique.
Dans les quartiers, comme dans les autres zones urbaines,
le public touché par l’association est à plus
de 90% exclu du marché du travail et 55% des
personnes financées sont bénéficiaires
des minima sociaux (RMI, ASS).
Avec un taux d’insertion
(retour à l’emploi) identique à celui
de la moyenne nationale (75%), l’action de l’Adie
joue un rôle important dans l’insertion
sociale des habitants des quartiers. La part des personnes
de nationalité étrangère y est
plus forte que dans les autres zones urbaines. Ce facteur
se cumule souvent à un niveau de formation plus
faible (28% de personnes illettrées ou sachant
juste lire, écrire et compter, contre 12% en
moyenne nationale). Dans les quartiers, le microcrédit
est donc encore plus qu’ailleurs un outil d’intégration
et d’insertion économique
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Une bonne partie
des créateurs soutenus par l’Adie menait
au préalable une activité informelle.
Le microcrédit a donc aussi un impact important
en termes d’officialisation de ces activités.
Pour autant, les projets soutenus sont aussi ambitieux
que ceux portés par les créateurs issus
d’autres territoires. Les micro-entrepreneurs
financés par l’Adie s’engagent majoritairement
dans des projets de commerce (47%) ou de services (35%),
qui contribuent à la redynamisation des quartiers
où ils sont installés. Le taux de pérennité est
identique à celui constaté au niveau
national (54% à 3 ans). Le taux d’impayés
enregistré sur les sites quartiers (5,60%) est
même légèrement meilleur que celui
enregistré globalement au niveau de l’Adie
métropolitaine (6,40%). Ces résultats
vont à l’encontre
de bien des idées reçues sur les quartiers…
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« Même
si on vient d’une cité, je suis la preuve
qu’avec de la volonté et un peu de soutien,
on peut s’en sortir »
« Il ne faut jamais s’avouer vaincu,
qu’importe l’endroit où l’on
vit » |