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Crédit
photos : Maud Chazeau |
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Crédit
photos : Romain Joly |
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Youssef,
vendeur de chaussures pour enfant sur les marchés
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« Pas
si facile de se faire une place en France »
A
28 ans, Youssef n’a ni la gouaille ni les
gestes du camelot ordinaire. Presque timide, il s’occupe
de ses clients les uns après les autres, en
prenant le temps de les conseiller sur chacune des
paires de chaussures qui s’amoncèlent
sur son étal. Après un parcours universitaire
sans encombres validé au Maroc et en Allemagne,
Youssef prend conscience des difficultés auxquelles
il va devoir faire face dès son arrivée
en France: diplômes non reconnus, nouveau migrant…
Après un emploi de vendeur en poissonnerie sur
les marchés, il se retrouve au chômage
pendant six mois. Il décide alors de se lancer
dans la vente ambulante de chaussures et contacte l’Adie
qui lui accorde un prêt de 5000 euros. En 2007,
il intégrera une formation de dessinateur industriel.
Cette activité de vente ambulante aura permis à Youssef
de se réinserer dans le tissu économique,
comme 75% des personnes financées par l’Adie.
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Kader Nasri,
agence de communication |
Kader Nasri aurait pu connaître
une carrière brillante en tant que footballeur
professionnel mais une blessure l’oblige à interrompre
sa passion. Au chômage, Kader essayera de vendre,
sans succès, son bac pro commerce auprès
des entreprises. Grâce à son expérience
sportive, il signera un
contrat d’éducateur
dans le club de son quartier, mais il sait qu’à la
fin de celui-ci il se retrouvera de nouveau, à la
case départ. Il entreprend alors
des démarches
auprès de la pépinière d’entreprises
et découvre l’Adie.
Grâce à un
prêt de 3 500 euros, il ouvre en septembre 2003
un restaurant
qui retransmet les matchs de football.
Il propose de la restauration rapide
à ses clients :
pizza, kebab, salade… Kader a une clientèle
assez diversifiée : « les footeux
viennent voir les matchs le soir et les enfants fêtent
leur anniversaire le mercredi après-midi avec
leurs copains », raconte-t-il.
Aujourd’hui, les banques lui font confiance et
lui prête même de l’argent.
Pour preuve,
il vient d’ouvrir une agence de communication spécialisée
dans la vidéo par Internet. Il souhaite à présent
diversifier son activité et proposer aux entreprises
de sa région de prendre en charge la réalisation
de leurs plaquettes institutionnelles, d’assurer
la négociation des espaces publicitaires…
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Najet Jaballah – Styliste
de lingerie |
Tunisienne d’origine,
Najet vit à Clichy-sous-Bois depuis 1962. Elle
fait ses débuts dans la vie active en tant que
mécanicienne pour des ateliers de confection.
Suite à un accident de travail, c’est le
début de la galère.
Elle se retrouve au
RMI et doit élever seule ses trois enfants. Cette
femme
de caractère, indépendante et volontaire,
ne compte pourtant pas en rester là. C’est
en se promenant sur le marché de son quartier
que tout commence à prendre forme. Un simple étalage
de dentelle fait naître en elle une véritable
envie de créer ses propres modèles de lingerie.
La confection, c’est ce qu’elle connaît
le mieux. La créativité, ce sont les femmes
de son quartier qui vont lui l’inspirer.
Elle commence donc à acheter ses premiers mètres
de dentelle et grâce au soutien d’une couturière
professionnelle, confectionne ses premiers modèles.
Ses premières clientes, Najet n’aura que
son pallier à traverser pour les combler. Consciente
et fière de cette nouvelle demande, elle décide
de se lancer et de créer son activité avec
l’appui de l’Adie.
Aujourd’hui, Najet confectionne toujours des modèles
de lingerie mais se spécialise peu à peu
dans le création de modèles grandes tailles.
Souvent sollicitée par les médias, elle
augmente sa clientèle de jour en jour et ne compte
pas en rester là. |
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