Portrait

Benjamin, éleveur de lama dans le Var

Le contact de ces animaux auprès des publics sensibles, comme les maisons d’enfants, les personnes handicapées, ou en maison de retraites, en plus de leur redonner confiance, améliorent durablement leur quotidien.

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Passer de trader à l'éleveur de lamas : Benjamin a osé faire le grand saut. Cette réorientation à 180 degrés, il l’a souhaitée car il voulait redonner du sens à son travail. C’est en se tournant vers son rêve d’enfant : être éleveur de lamas, qu'il a réalisé sa reconversion.

Benjamin a fait un BTS commerce option finance, avant de devenir trader indépendant pendant plusieurs années. Plus tard, il lance même sa propre entreprise dans le secteur avec un ami. Mais malgré des résultats encourageants, au bout de quelques années, le cœur n’y est plus, et Benjamin songe sérieusement à changer de voie. Et c’est lors de cette remise en question professionnelle que son rêve refait surface : travailler avec des lamas. Pour Benjamin, tout reste à apprendre sur l’élevage du camélidé… Passant outre les difficultés, il fait face aux exigences du métier d’éleveur et commence son apprentissage, avec  l’encouragement de ses proches. Après plusieurs formations, il devient éleveur professionnel et certifié d'une école de zoothérapie.

2015, Benjamin est prêt à se lancer. Il trouve un terrain en location : il aménage la surface pour y installer Var lamas. C’est à cette époque qu’il entre en contact avec l’Adie. Convaincues par le sérieux du projet de Benjamin, et séduites par l’idée de voir se développer un corral de lamas dans leur région, les équipes de l’Adie accompagnent et financent Benjamin pour lui permettre de créer cette activité atypique.

Aujourd’hui Benjamin partage sa passion des lamas. Le contact de ces animaux auprès des enfants, de personnes handicapées, ou fragiles, a de nombreuses vertus pour la santé et la confiance en soi. La ferme est ouverte au grand public : les familles peuvent organiser des visites pour se sensibiliser aux mondes des animaux et à la préservation de la biodiversité. L'élevage travaille la laine de leurs lamas dans la micro-filature de la ferme. Un petit espace « boutique » a été aménagé à l’accueil de la ferme où les produits dérivés de la laine de lama sont vendus (pelote, bracelets, portes-clés).  

Le travail de Benjamin est de plus en plus reconnu dans la région. En parallèle et toujours dans l’idée de développer les concepts autour du lama, la ferme proposera des séminaires professionnels et des journées portes-ouvertes avec un repas inclus, réalisé par un prestataire extérieur.

Actuellement, l’élevage compte 50 lamas. Les terres actuellement louées sur la commune de Six-Fours-les-Plages sont désormais trop petites d’autant plus que les lamas doivent être parqués dans des enclos différents : les mâles et les femelles ne peuvent pas être ensemble, les jeunes lamas doivent aussi être séparés des plus âgés le temps du sevrage. 

Benjamin prévoit de déménager sa ferme en octobre 2022 à Carnoules, une commune de Cœur du Var. Il a acheté un terrain agricole de 3 hectares en lisière de forêt. Cette nouvelle installation va permettre de proposer de nouveaux services aux visiteurs : randonnée en forêt accompagnés d’un lama, aire de pique-nique pour les familles et accueil de groupe des communes. Les ateliers de découverte des lamas : brossage du lama, initiation à la randonnée avec les lamas, atelier de filage de laine de lama, actuellement proposés à Six-Fours pourront, à partir de 2022, se faire tous les jours, même par temps pluvieux, puisqu’un hangar sera construit sur le nouveau site pour permettre de développer ces ateliers pédagogiques. 

Pendant le confinement de 2020, Benjamin a mûri un nouveau projet : lancer un jouet « Jules le lama » avec l’ambition d’élever Jules au rang de Sophie la girafe ! Aujourd’hui, le prototype est finalisé, et la commercialisation démarre en privilégiant, dans un premier temps, un distribution locale.


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