Fédération Nationale des Banques Populaires

Partenaire depuis 1997, le réseau des Banques Populaires, dont le Crédit Coopératif, est le premier refinanceur de l’Adie. En 2018, ce sont 26 millions d’euros de lignes de crédit qui ont été mises à disposition, soit environ 6 500 emplois créés ou maintenus.

Les Banques Populaires ont choisi de soutenir l'entrepreneuriat des jeunes, notamment via le dispositif "Je deviens Entrepreneur", le Prix Jeunes du concours Créadie et l'abondement en régions de fonds de prêts d'honneur jeunes.

Interview de Michel Roux, Directeur général de la Fédération Nationale des Banques Populaires

1. Les Banques Populaires sont fortement engagées aux côtés de l’Adie depuis plus de 20 ans. En tant que principal refinanceur, en quoi ce partenariat fait-il sens pour vous ?

On existe depuis la fin du XIXe siècle, et c’est une belle aventure humaniste autour de la volonté d’entreprendre. Nous sommes nés de la réunion de petits commerçants et artisans qui n’avaient pas accès aux crédits, à l’époque réservés à la grande industrie. Ensemble, ils ont décidé de mettre leurs économies en commun pour financer ceux d’entre eux qui avaient des besoins.

Ils se réunissaient dans des cafés, tenaient un petit cahier à spirales, et c’est comme ça que sont nées les Banques Populaires. Dans les gènes et dans l’histoire des Banques Populaires, il y a cet ADN entrepreneurial qui ne nous a jamais quitté.

L’entrepreneuriat, les petits chefs d’entreprise, ceux qui se lancent, ça nous parle, car ils sont aux prémices d’une très belle aventure. Ils créent leur propre emploi, on les accompagne pour qu’ils deviennent plus forts, qu’ils se musclent, et ça donne de très belles histoires entrepreneuriales.

Donc la première raison de notre engagement dans l’Adie, c’est cet ADN entrepreneurial commun lié à notre histoire, et complété par le fait qu’aujourd’hui, 43% des entreprises françaises sont clientes des Banques Populaires.

La seconde raison, c’est la mission sociale de l’Adie, qui est l’insertion par l’activité économique, et à laquelle nous sommes très attachés. 

Les Banques Populaires sont des banques de proximité, et comme l’Adie, nous avons cette compréhension des métiers de nos clients. Cela permet de mieux accompagner, de mieux connaître l’homme et son projet. On ne juge pas sur des scores de risques, mais on note la personne, son engagement, sa capacité de gestion, sa capacité technique, son savoir-faire. Grâce à cette lecture commune, on n’a pas peur de s’engager auprès des gens qui ont la volonté d’entreprendre.

L’Adie  a un vrai savoir-faire pour accompagner les porteurs de projet. Elle amplifie considérablement les chances de réussite des entreprises que nous suivons.

Et c’est pour cela qu’on tient à lui donner les moyens de réaliser sa mission, en tant que premier partenaire refinanceur pour assurer sa production de microcrédits, à hauteur de 30 millions d’euros de crédit apportés. 

2. Les Banques Populaires illustrent leur différence par une culture entrepreneuriale forte. Pourquoi avoir choisi de soutenir plus particulièrement l'entrepreneuriat des jeunes dans le cadre de votre politique de mécénat ?

Les jeunes sont les entrepreneurs de demain. Il est essentiel de soutenir leur succès dans la durée. Lorsque ces entreprises fonctionnent, on est fiers, car sans entreprise, il n’y a pas de territoire, pas d’emploi, pas de vie économique, pas de vie sociale et pas de vie culturelle. Accompagner la création de richesse dans les territoires est extrêmement important pour la qualité de vie de tous les Français. Nous avons une responsabilité majeure à ce niveau, en permettant le renouvellement de ce tissu de création de richesse à travers le soutien aux jeunes, et on y va avec plaisir !

Les jeunes sont audacieux, généreux, très solidaires. Toutes ces valeurs contribuent à une vie meilleure dans la durée. Tout cela est cohérent avec notre côté coopératif, car à leur contact, nous apprenons. Les jeunes nous font progresser dans la société.

3. En 2020, l’Adie prépare son plan stratégique 2021-2023. Quel(s) conseil(s) lui donneriez-vous pour renforcer son action auprès des personnes qui souhaitent créer leur micro-entreprise ?

L’Adie mérite d’être mieux connue et d'asseoir son professionnalisme. Elle en est consciente, et amorce en ce moment même un virage digital, avec des outils performants pour ses clients et qui renforcent l’efficacité des conseillers de l’Adie. Ce point stratégique nourrit tout : il augmente l’efficacité, il diminue les risques, il enrichit les contacts, fait grandir le réseau et la force de la proximité. Le digital rapproche et multiplie les points de contact.

Je conseille à l’Adie de poursuivre cette modernisation pour plus d’efficacité et de productivité. Son travail est remarquable, et on ne le sait pas suffisamment.

On ne fonctionne bien que dans un monde apaisé, et l’Adie  maîtrise bien ce travail de réconciliation entre création de valeur économique et cohésion sociale. Et ça, ça force le respect.

J’ajoute un point d’actualité avec les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Les Banques Populaires sont partenaires premium de cet évènement. Une grande place y sera faite à l’économie sociale et aux entrepreneurs accompagnés par l’Adie. Ces derniers pourront ainsi avoir accès à des business, en entrant notamment dans les appels d’offres. On travaille ensemble pour qu’un maximum d’entre eux puisse participer à ces jeux.