Les bons gestes éco-responsables pour mon entreprise dans le bâtiment
En résumé
Entrepreneur financé par l'Adie ponçant une planche de boisQuelles réglementations environnementales ?
L’objectif de recycler 70 % des déchets du BTP est renforcé par des obligations opérationnelles strictes :
La "Responsabilité Élargie du Producteur" (REP PMCB depuis 2023) : permet aux entreprises de bénéficier de la reprise gratuite de leurs déchets de construction (triés séparément) dans les points de collecte agréés.
Le passage au « 7 flux » : Toutes les entreprises (dès le 1er litre) doivent désormais trier à la source 7 flux de déchets : papier/carton, métal, plastique, verre, bois, fraction minérale (gravats) et plâtre.
Pour les déchets dangereux (amiante, etc.) et les terres excavées, l'utilisation de l'outil numérique Trackdéchets est devenue obligatoire pour garantir un suivi en temps réel.
Interdictions strictes : Le brûlage à l’air libre et l’enfouissement sauvage sur chantier sont formellement interdits et lourdement sanctionnés.
La réglementation vise à prévenir les dommages aux réseaux enterrés (gaz, électricité, eau) :
Depuis 2019 dans les zones urbaines, l'usage de plans géoréférencés est requis.
Depuis le 1er janvier 2026, cette obligation de précision s'applique désormais à l’ensemble du territoire, y compris hors unités urbaines. Tout chantier doit s'appuyer sur des relevés topographiques précis pour éviter les accidents.
La RE 2020 a pour ambition d’améliorer la performance thermique et la réduction de l'empreinte carbone (analyse du cycle de vie des matériaux).
Elle concerne les logements neufs (depuis janvier 2022) et les bureaux/bâtiments d'enseignement (depuis juillet 2022).
Les seuils de consommation carbone et d'énergie deviennent plus sévères tous les 3 ans (jalons 2025, 2028 et 2031).
Quelles opportunités économiques ?
La loi de transition énergétique est aussi une opportunité économique :
De nouveaux chantiers : la loi fixe par exemple un objectif de 500 000 logements rénovés par an. Les collectivités territoriales et les syndics sensibilisés à la nécessité de lancer des chantiers d’éco-rénovation vont donc contacter des professionnels qualifiés pour intervenir dans des projets d’éco-rénovation.
Des économies de coûts : réduire mes déchets permet de réduire mes coûts d’achat de matière première, d’éviter le gaspillage, et de limiter mes coûts de stockage des déchets et d’enlèvement.
Bien choisir ses produits et matériaux de chantier
Je privilégie :
des fournisseurs locaux,
des matériaux et produits certifiés,
des matériaux « bio-sourcés » (fabriqués à partir de matières premières végétales ou animales, renouvelables, recyclées ou non : bois, paille, chanvre, plume, laine…)
des matériaux à forte résistance thermique,
des matériaux issus du réemploi,
des produits et matériaux offrant de réelles possibilités de réutilisation ou de recyclage.
Pour en savoir plus, je consulte :
Les fiches de déclaration environnementale et sanitaire (FDES) fournies par les fabricants pour identifier les polluants potentiels de certains produits.
Le site : CSTB - L'évaluation des produits de construction : des informations vérifiées, pour connaître les caractéristiques sanitaires et télécharger gratuitement plusieurs types de certifications et d'avis.
Les bonnes pratiques de gestion du chantier
J’évite le gaspillage des ressources :
en prévenant les fuites d’eau,
en récupérant les eaux pluviales pour des usages appropriés,
en limitant la vitesse des engins et en arrêtant les moteurs dès que possible,
en éteignant les lumières et les équipements en l’absence de personnel,
en mettant en œuvre des techniques réduisant les consommations, comme les peintures, solvants et vernis hydrodiluables ou pauvres en solvant et en utilisant des essences de bois nécessitant peu de traitements de protection.
Je limite la pollution :
1. de l’air :
en humidifiant des matériaux et voies de circulation par temps sec,
en bâchant les bennes et camions pour éviter les envols de produits volatils,
en entretenant mon matériel et mes véhicules,
en coupant les moteurs en cas d’arrêt prolongé.
2. de l’eau et du sol :
en stockant les produits dangereux sur des bacs de rétention maintenus fermés et bien identifiés,
en vérifiant l’étiquetage des produits,
en utilisant des bacs de décantation pour le nettoyage des cuves et bennes à béton,
en évitant les vidanges des matériels sur le chantier,
en ne déversant jamais de produit toxique sur le sol, dans les eaux et sur les réseaux publics en général,
en utilisant un kit antipollution en cas de rejet accidentel.
Comment gérer mes déchets ?
Je procède au tri en fonction de la signalétique et des consignes.
Je garde une trace écrite de l’évacuation des déchets dangereux (bordereaux de suivi).
Je couvre des bennes pour éviter les envols.
Je n’effectue aucun brûlage ni enfouissement.
Je réutilise les équipements et matériaux lorsque cela est possible.
J’envoie les emballages au recyclage ou à l’incinération avec récupération d’énergie.
Les indispensables pour exercer son activité ?
Je respecte la réglementation française sur la gestion des déchets de chantier. Cela implique le tri et la valorisation des déchets dans la mesure du possible, souvent pris en charge par l'adhésion à un éco-organisme.
Conformément à la loi du 1er août 2008, la responsabilité environnementale m’oblige à prendre des mesures préventives et à réparer les dommages environnementaux que je peux causer.
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FAQ
Quelles sont mes obligations pour le tri des déchets sur mes chantiers ?
Je dois obligatoirement trier à la source 7 flux de déchets dès le premier litre : le papier/carton, le métal, le plastique, le verre, le bois, la fraction minérale (gravats) et le plâtre. Pour bénéficier de la reprise gratuite de ces déchets de construction dans les points de collecte agréés grâce à la Responsabilité élargie du producteur (REP PMCB), je dois effectuer ce tri de manière séparée. Enfin, je dois obligatoirement utiliser l'outil numérique Trackdéchets pour garantir le suivi en temps réel de mes déchets dangereux et des terres excavées.
Quels types de matériaux dois-je privilégier pour mes travaux de bâtiment ?
Je privilégie des fournisseurs locaux ainsi que des matériaux et produits certifiés, à forte résistance thermique ou issus du réemploi. Je choisis aussi des produits offrant de réelles possibilités de recyclage et des matériaux « bio-sourcés » fabriqués à partir de matières premières végétales ou animales renouvelables comme le bois, la paille, le chanvre, la plume ou la laine. Pour vérifier leurs caractéristiques sanitaires et les polluants potentiels, je consulte les fiches FDES fournies par les fabricants ou le site du CSTB.
Comment puis-je limiter la pollution de l'air et de l'eau sur mon chantier ?
Pour l'air, j'humidifie les matériaux et les voies de circulation par temps sec, je bâche mes bennes et camions et je coupe les moteurs lors d'arrêts prolongés. Pour l'eau et le sol, je stocke les produits dangereux identifiés sur des bacs de rétention fermés, j'utilise des bacs de décantation pour nettoyer les cuves à béton, je bannis les vidanges et les déversements toxiques sur le chantier et je dispose d'un kit antipollution en cas de rejet accidentel.
Comment la réglementation RE 2020 et la loi de transition énergétique impactent-elles mon activité ?
La RE 2020 m'impose de réduire l'empreinte carbone et d'améliorer la performance thermique des logements neufs, des bureaux et des bâtiments d'enseignement, avec des seuils devenant plus sévères tous les 3 ans (jalons 2025, 2028 et 2031). Par ailleurs, la loi de transition énergétique m'apporte des opportunités économiques en créant de nouveaux chantiers d'éco-rénovation auprès des collectivités et des syndics, tout en me permettant de réduire mes coûts d'achat et de stockage en limitant mes déchets.
