Portrait

Boris, poissonnier sur les marchés en Corrèze

« J'étais sûr de ne plus vouloir travailler pour un patron car il n’aurait plus rien à m’apprendre. »

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Boris est né à Tulle et a vécu pendant 15 ans en Charente-Maritime. Il arrête l’école avant de passer son baccalauréat car il ne souhaite pas faire d’études. Passionné par les métiers de bouche, à 17 ans il sait déjà qu’il veut être poissonnier et travailler à son compte dès qu’il le pourra. Il débute avec un contrat avenir dans le secteur marchand pour apprendre le métier. 

« C’est mon responsable qui m’a donné l’envie d’apprendre toutes les spécificités du métier. »

Il poursuit sa carrière en prenant un poste de poissonnier sur l’Île de Ré où il restera pendant un an et demi. Les opportunités s'enchaînent, il devient responsable du plus grand rayon poissonnerie d'Intermarché, à Salles sur Mer. 

« J’ai dû apprendre à déléguer car il y avait énormément de travail. Mais au bout de deux ans, avec la routine qui s’installe, j’ai eu le sentiment d’avoir fait le tour donc j’ai choisi d’approfondir mes compétences métier. »

Boris continue à tester de nouvelles expériences, part pêcher en mer et devient responsable de produit à la criée de La Rochelle. Il tente le Concours du meilleur ouvrier de France en 2017 où il termine troisième, puis intègre l’équipe de service d’un grand hôtel et apprend les différentes techniques de préparation des produits. 

Fin 2017, Boris a un projet en tête, ouvrir une poissonnerie-restaurant ou les clients pourront acheter les produits mais aussi les déguster sur place. 

« C’est un projet très onéreux, donc je me suis mis au chômage pour y réfléchir sérieusement. J'étais sûr de ne plus vouloir travailler pour un patron car il n’aurait plus rien à m’apprendre. J’ai pensé à prendre un emplacement sur le marché mais il y a trop de concurrence dans le coin. »

Après toutes ces réflexions, Boris décide qu’il fera les marchés corréziens en tant que poissonnier ambulant. Il contacte plusieurs banques, mais son passif ne lui permet pas d'emprunter. C’est en faisant une recherche sur Internet qu’il découvre l’Adie et décide d’envoyer son dossier. Il est rapidement contacté par sa conseillère Sophie, et obtient son prêt pour financer son activité.

Aujourd’hui, Boris est sur le marché de Tulle deux fois par semaine et le jeudi soir sur le marché de producteurs de Saint Salvadour. Son activité fonctionne bien et il a d’autres projets en tête pour la suite. 

«  C’est grâce à l’Adie si j’en suis là aujourd’hui et si j’ai pu réaliser mon rêve. » 


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Celles et ceux qui font l'Adie