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Entrepreneuriat des jeunes : l'Adie annonce 600 événements gratuits pour affirmer le droit de se lancer

Du 12 au 16 octobre, l'Adie organise 600 événements gratuits dans toute la France pour encourager l'entrepreneuriat des jeunes. Ateliers en agence, webconférences, séances de mentorat : l'objectif affiché est de démontrer, sur le terrain, qu'un projet solide peut se juger sur sa valeur et non sur l'âge, le diplôme ou le capital de départ de celui qui le porte. Un droit de se lancer que de nombreux jeunes savent exister sur le papier, mais peinent à exercer dans les faits.

Jeune entrepreneuse financée par l'Adie discutant avec sa conseillèreJeune entrepreneuse financée par l'Adie discutant avec sa conseillère

Pourquoi l'entrepreneuriat des jeunes reste un défi pour tant de monde

Le décalage est frappant : 73 % des moins de 25 ans envisagent un jour de créer leur propre entreprise, et pour plus d'un sur deux, c'est même un projet à concrétiser dans les cinq prochaines années, selon une étude menée pour l'Adie. Dans les faits pourtant, les jeunes ne représentent que 14 % des entrepreneurs en France. Entre l'envie et le passage à l'acte, deux obstacles se distinguent particulièrement : l'accès au financement, et une conviction plus discutable sur qui a "le droit" de se lancer.

Le vrai frein n'est pas l'idée, c'est l'accès au financement

Selon la définition du microcrédit par la Banque de France, ce dispositif s'adresse précisément aux personnes qui ne peuvent obtenir un crédit bancaire classique en raison de faibles revenus ou d'une situation de précarité sociale — une situation dans laquelle se trouvent mécaniquement de nombreux jeunes qui n'ont ni historique professionnel, ni garantie à apporter au moment de présenter leur projet. Ce n'est pas un jugement sur la qualité du projet : c'est une conséquence directe de la méthode d'évaluation des banques traditionnelles, construite pour des emprunteurs qui ont déjà un passé bancaire à faire valoir. C'est exactement l'écart que le microcrédit est conçu pour combler, en évaluant un dossier sur sa cohérence plutôt que sur des garanties que la plupart des jeunes créateurs n'ont, par définition, pas encore eu l'occasion de constituer.

Une conviction plus discutable : "l'entrepreneuriat, c'est pour les autres"

Une étude récente sur les Français et l'entrepreneuriat montre que 74 % des personnes qui songent à entreprendre identifient au moins un frein, et que 63 % pensent que l'entrepreneuriat est réservé à des personnes "très performantes". Cette dernière idée mélange deux choses très différentes : la difficulté bien réelle de trouver un financement quand on part de rien, et la conviction, elle plus discutable, qu'il faudrait un profil hors norme pour réussir. Combien de projets solides restent au stade d'idée à cause de cette seconde conviction, alors même que leurs créateurs avaient les bons réflexes ?

Le droit de se lancer, ça veut dire quoi concrètement ?

Pour l'Adie, le droit de se lancer n'est pas un slogan de campagne. C'est l'idée qu'un projet se juge sur sa solidité, pas sur le CV de la personne qui le construit.

Pas de diplôme, pas de réseau, pas de capital : ce que ça change vraiment

Aucun texte de loi n'exige un diplôme pour créer une micro-entreprise en France. Le statut juridique ne dépend ni du niveau d'études, ni de l'âge du créateur. Ce qui compte, ce sont des compétences qui s'acquièrent avec de la méthode et un accompagnement adapté — décrire son offre, trouver ses premiers clients, tenir ses comptes — pas des privilèges qu'on détient ou non dès le départ.

Ce que les chiffres disent sur qui entreprend aujourd'hui

Le désir d'entreprendre est justement le plus fort chez les jeunes générations : 53 % des 18-24 ans et 48 % des 25-34 ans veulent se lancer dans les deux prochaines années, contre seulement 18 % des 50-64 ans. Le manque d'expérience, souvent présenté comme un handicap, s'accompagne presque toujours d'un atout inverse chez cette tranche d'âge : davantage d'énergie, une plus grande aisance avec les outils numériques, une vraie capacité à s'adapter vite face à un imprévu.

Comment financer un projet sans passer par une banque classique ?

C'est la question la plus fréquente parmi les jeunes qui envisagent de se lancer, et c'est aussi celle où les solutions concrètes sont les plus nombreuses.

Le microcrédit, une réponse pensée pour l'absence d'historique bancaire

Le microcrédit est un prêt de faible montant, accordé sur la base de la solidité du projet plutôt que sur des garanties financières. Il s'accompagne systématiquement d'un suivi par un conseiller, ce qui limite le risque d'un plan de remboursement intenable. Pour les projets sans apport personnel, des solutions de prêt spécifiquement conçues pour créer sans apport permettent de combiner plusieurs financements complémentaires.

Les aides complémentaires à connaître

Plusieurs dispositifs se combinent avec un microcrédit, comme le détaille un guide 2026 des aides pour jeunes entrepreneurs. L'ACRE allège les cotisations sociales pendant la première année d'activité. L'ARCE permet de transformer une partie des droits au chômage restants en capital de départ, pour les créateurs inscrits à France Travail. Et pour les moins de 30 ans, une prime de 1 000 €, non remboursable, peut compléter un microcrédit. La fiche sur les aides à la création d'entreprise pour les jeunes détaille les conditions précises de chacune de ces aides.

600 événements gratuits en octobre pour passer de l'intention à l'action

Comprendre qu'on a le droit de se lancer, c'est une chose. Avoir les bonnes réponses au bon moment, c'en est une autre. C'est tout l'objet de cette semaine consacrée à l'entrepreneuriat des jeunes.

Ce que proposent ces ateliers et webconférences

Du 12 au 16 octobre, 600 rendez-vous gratuits sont organisés partout en France : ateliers en agence, webconférences en ligne, séances de mentorat animées par des personnes qui ont déjà créé leur entreprise. Les participants peuvent y poser leurs questions les plus concrètes — comment chiffrer son activité, trouver ses premiers clients, monter un dossier de financement — sans avoir à justifier leur parcours ou leur diplôme.

Comment s'inscrire ?

L'inscription est gratuite et se fait en quelques minutes sur la page des ateliers et webconférences de l'Adie, où chacun peut choisir l'événement le plus proche de chez lui, ou une session en ligne.

Par où commencer après la semaine d'événements ?

Un événement gratuit constitue un bon déclic. La suite se construit ensuite, étape par étape.

Structurer son projet gratuitement et en ligne

L'outil Mon projet d'entreprise permet d'avancer à son rythme, en ligne et sans frais : définir son offre, chiffrer ses besoins, comprendre les démarches d'immatriculation. Il reste accessible que l'on ait participé à un atelier ou non, et peut être repris autant de fois que nécessaire.

Un accompagnement personnalisé au-delà des outils en ligne

Un conseiller peut suivre un dossier dans la durée : aider à affiner un plan de financement, anticiper les premiers mois d'activité, rester disponible en cas d'imprévu. C'est ce complément humain qui fait souvent la différence entre un projet qui reste sur le papier et un projet qui tient dans le temps.

Ce qu'il faut retenir

Le manque d'argent, de diplôme ou de réseau n'annule pas la valeur d'un projet : il change simplement la façon de le financer et de le construire. Des solutions existent précisément pour ce point de départ-là — le microcrédit, des aides complémentaires, et un accompagnement humain qui ne juge pas sur le CV.

L'entrepreneuriat des jeunes n'est pas qu'une question de volonté individuelle : c'est aussi un choix collectif de faire confiance à un projet avant de regarder le parcours de la personne qui le construit. La semaine du 12 au 16 octobre est conçue pour transformer cette conviction en premier pas concret, partout en France.

Inscription gratuite à l'un des 600 événements.

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