Leasing social 2026 : la 3e édition est ouverte, 50 000 voitures électriques à moins de 200 €/mois
Les réservations pour le leasing social 2026 sont ouvertes depuis le 16 juillet dernier. Le principe reste le même que les deux années précédentes : louer une voiture électrique neuve, sans rien payer au départ, pour un loyer plafonné à 200 € par mois. Seulement 50 000 voitures sont disponibles pour toute la France, et les deux premières éditions du dispositif ont trouvé preneur en quelques semaines seulement. Pour les ménages qui ne rempliraient pas les conditions, ou dont la demande serait refusée, il existe aussi d'autres solutions de location - notamment auprès de l'Adie, qui aide depuis longtemps à accéder à un véhicule pour travailler.
Professionnel financé par l'Adie se tenant appuyé sur sa voiture blanche Ce que propose le leasing social 2026
Le leasing social est une aide de l'État. Il revient pour la troisième fois, après un premier lancement fin 2023 et une deuxième édition en septembre 2025. Selon le , l'État verse une aide de 6 500 à 9 500 € selon le véhicule choisi, et cette somme est directement retirée du loyer à payer chaque mois. Résultat : le loyer ne dépasse jamais 200 €, et au moins un quart des offres se trouve même sous les 140 € par mois. Quatorze marques et une trentaine de modèles participent cette année : certains, comme la Citroën ë-C3 ou la Hyundai Inster, sont proposés à moins de 100 € par mois, selon les prix relevés par Automobile Propre.
Comment fonctionne la location
Dans la pratique, on ne devient pas propriétaire de la voiture : on la loue, pendant trois ans minimum, sans rien payer à la signature du contrat. Il n'y a pas de frais à payer pour monter le dossier, et pas non plus de caution à verser. À la fin des trois ans, deux choix sont possibles : rendre la voiture, ou la racheter à un prix fixé à l'avance. L'assurance, elle, reste toujours à payer par la personne qui loue la voiture, comme pour n'importe quelle location.
Pourquoi seulement 50 000 voitures sont disponibles
Le nombre de voitures proposées est le même que lors des deux éditions précédentes. Selon , le ministre de l'Économie Roland Lescure explique ce choix en rappelant que le dispositif a déjà permis à des dizaines de milliers de familles de rouler en électrique, alors qu'elles n'auraient sans doute pas pu s'acheter une voiture neuve. La première édition, en 2024, a eu un succès tel que toutes les voitures ont été réservées en quelques semaines. Mieux vaut donc ne pas trop attendre pour se renseigner sur cette troisième édition.
Qui peut bénéficier du leasing social 2026
Pour en profiter, il faut remplir deux types de conditions : ne pas dépasser un certain niveau de revenus, et utiliser sa voiture pour aller travailler.
Les conditions liées à l'usage du véhicule
Pour être accepté, il faut être majeur, vivre en France, et avoir des revenus qui ne dépassent pas un certain seuil : environ 16 880 € par an et par personne du foyer. Ce chiffre, appelé "revenu fiscal de référence", se trouve directement sur l'avis d'imposition envoyé chaque année par les impôts - pas besoin de le calculer soi-même. Il faut ensuite remplir l'une de ces deux situations : habiter à plus de 10 kilomètres de son travail et y aller avec sa propre voiture, ou rouler plus de 8 000 kilomètres par an avec cette voiture pour le travail. Cette deuxième situation, pensée pour les personnes qui roulent beaucoup au quotidien, a été confirmée en avril 2026 par le Premier ministre, qui a annoncé des voitures supplémentaires réservées à ce public.
Comment vérifier si on peut en bénéficier
Le permet de savoir en quelques minutes si on remplit les conditions, sans engagement. Les règles exactes, qui peuvent changer en cours d'année, sont expliquées sur la . En cas de doute sur le revenu ou le nombre de kilomètres parcourus, mieux vaut passer par le simulateur plutôt que de deviner : chaque situation est différente et compte au cas par cas.
Pourquoi la voiture électrique change aussi le budget au quotidien
En plus du loyer réduit, rouler en électrique fait aussi baisser deux autres dépenses : l'énergie et l'entretien.
Le coût de la recharge comparé à l'essence
Selon une , quelqu'un qui roule 15 000 km par an dépense environ 330 € d'électricité en se rechargeant chez soi la nuit, contre environ 1 755 € d'essence pour une voiture classique qui roulerait autant. Ça représente plus de 1 400 € d'écart sur une année. Ce montant varie selon le prix de l'électricité et les habitudes de recharge de chacun, mais l'écart avec l'essence reste important dans presque tous les cas.
Un entretien plus simple et moins coûteux
Une voiture électrique a moins de pièces qui s'usent qu'une voiture à essence : pas de vidange à faire, pas de courroie à changer, pas d'embrayage sur la plupart des modèles. Le freinage, en plus, use moins vite les plaquettes et les disques de frein, parce qu'une partie du freinage se fait automatiquement en rechargeant la batterie. Au total, l'entretien coûte souvent moins cher, en plus des économies faites sur l'énergie.
Et en cas de refus ou d'inéligibilité ? La solution LOA de l'Adie
Le leasing social ne peut pas répondre à tous les besoins : il n'y a qu'un nombre limité de voitures, toutes neuves, et les conditions pour y avoir accès sont strictes. Pour les personnes qui ne rempliraient pas ces conditions, ou dont la demande serait refusée parce qu'il n'y a plus de voitures disponibles, l'Adie propose ses propres solutions de — une location où on peut choisir d'acheter la voiture à la fin.
Une alternative plus large que le leasing social
La location avec option d'achat de l'Adie permet de neuf ou d'occasion, électrique, au gaz (GPL) ou à essence, avec une boîte manuelle ou automatique — un choix plus large que le leasing social, qui ne propose que des voitures électriques neuves. L'Adie aide aussi à , une dépense qui reste à payer par la personne qui loue la voiture, quel que soit le type de location choisi, ainsi qu'à si besoin.
À qui s'adresse cette solution ?
Ces solutions de location s'adressent surtout aux personnes qui ont besoin d'une voiture pour trouver un emploi, développer une activité, ou garder le travail qu'elles ont déjà — un besoin plus précis que celui du leasing social, pensé pour un plus grand nombre de ménages modestes. Autre différence : à l'Adie, chaque demande est suivie par un conseiller dans une agence, qui regarde avec la personne quelle solution de financement lui convient le mieux, plutôt que d'appliquer la même règle à tout le monde.