À Marseille, Adèle importe l’excellence des soins coréens avec Point n.

« On a transformé chaque "non" des banques en une raison supplémentaire de s'améliorer. »
À 26 ans, Adèle est devenue « la plus nordiste des Marseillaises ». Lauréate Coup de Cœur Ordre des Experts-Comptables au concours Créadie Provence-Alpes-Côte d’Azur, cette ancienne ingénieure en aéronautique a fondé Point n., un centre de soins esthétiques novateur inspiré des rituels asiatiques. Un pari audacieux, concrétisé grâce à l’accompagnement de l’Adie, qui a su voir le potentiel de son projet là où toutes les banques traditionnelles lui fermaient leurs portes.
« Il faut oser croire en ses rêves. »
Rien ne prédestinait Adèle à l’esthétique. Diplômée en ingénierie et management de la production, elle se destinait à une carrière déjà toute tracée chez Airbus. Mais un voyage de neuf mois en Asie avec son partenaire Vincent change la donne.
À Hong Kong, alors qu’ils cherchent un remède à la fatigue et à la pollution, ils découvrent le concept de « bar à visage ». Curieux d’essayer ce petit emplacement situé dans une zone de passage, épuisés physiquement par leur long périple à travers l’Asie, ils s’assoient et attendent alors leur tour. Le coup de foudre est immédiat. Convaincue, Adèle se fait une promesse : importer cette expérience de bien-être accessible en France.
« C’est aux Philippines, isolés dans une maison de location, que nous avons transformé nos souvenirs de voyage en business plan. »
Loin d'être de simples vacances, ce séjour devient un véritable incubateur. Avec son conjoint, Vincent, la jeune lilloise met entre parenthèses les activités culturelles prévues et peaufine jour et nuit son projet. Son principal sujet ? Adapter le concept à la culture française.
Son étude de marché la mène à Marseille, et plus précisément dans un quartier prioritaire où l'offre de soins technologiques est inexistante. Malgré les doutes de sa famille, qui s'inquiète de la voir « gâcher » son diplôme d'ingénieure, elle fonce. Pour gagner en légitimité, elle n'hésite pas à passer un diplôme d'esthétique en urgence afin de rassurer ses futurs partenaires.
Le retour en France est pourtant brutal : elle essuie 20 refus bancaires.
« Je savais que j’allais dans le bon sens, mais aucune banque n’a été convaincue par mon projet. »
C’est sa mère, conseillère en insertion dans le Nord de la France, qui lui souffle alors le nom de l’Adie. La rencontre avec Safiatou, sa conseillère à l’agence Adie de Marseille, et Mourad, un bénévole expert, marque le véritable décollage de l’entreprise.
Au-delà du microcrédit qui permet de financer les travaux et l'achat de machines de pointe comme l'Hydrafacial, Adèle trouve à l’Adie un soutien administratif précieux et un réseau de confiance.
« Ma plus grande fierté, c’est de voir mes dessins prendre vie et de créer de l’emploi là où on ne nous attendait pas. »
Aujourd’hui, l’institut situé derrière le Vieux-Port est un succès éclatant. Point n. emploie déjà sept personnes et affiche une liste d'attente de trois semaines.
L'entreprise évolue si vite même, qu'Adèle a récemment quitté son poste chez Airbus pour s'y consacrer à 100%. Très engagée, elle privilégie les mobilités douces et les partenariats avec des laboratoires locaux, prouvant que l’on peut allier haute technologie et démarche écoresponsable.
« L’Adie a changé ma vie. Clairement. »
Lauréate régionale du concours Créadie, Adèle ne compte pas s'arrêter là. Elle rêve déjà de dupliquer son concept dans d'autres villes et de créer son propre centre de formation pour transmettre ses techniques.
Pour celle qui rêvait de tutoyer les nuages dans l'aéronautique, Adèle a finalement trouvé la recette pour faire décoller le bien-être à Marseille.
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