À Marseille, Djilali transforme la gourmandise universelle en succès avec « La meilleure partie »

« Je suis fier d’inspirer les petits de chez moi ! »
À 28 ans, Djilali réalise un tour de force : commercialiser le moment préféré de tous les gourmands, le bout croustillant des cornets de glace. Lauréat du Prix Jeunes Banque Populaire Méditerranée au concours Créadie PACA, il prouve que l'audace et la résilience permettent de passer de l'idée à l'étagère des supermarchés. L’Adie jour un rôle crucial dans cette aventure.
« On a pris juste le bout croustillant, celui avec le chocolat dedans, et on en a fait un snack à part entière. »
Le parcours de Djilali est celui d'un bâtisseur. Après un BTS et une première expérience en assurance à Marseille, il décide de changer de cap. Pendant trois ans, il enchaîne les missions d'intérim et les boulots de nuit avec une discipline de fer pour constituer son capital de départ.
L'idée jaillit en 2022 lors d'un goûter en famille : en refusant de céder la fin de son cône glacé à sa nièce, il réalise que ce petit plaisir n'est vendu nulle part de façon isolée. Il décide alors de combler ce manque.
« Pendant longtemps, ma mère n'y a pas vraiment cru. Mais le jour où elle a vu mon premier sachet au Carrefour où elle fait ses courses, c'est devenu réel. »
Pourtant, le chemin vers les enseignes nationales ressemble à un parcours du combattant. Sans bilan ni garant, Djilali se heurte aux portes closes des agences immobilières avant de trouver refuge au Carburateur.
Si ses économies et la French Tech Tremplin lancent la machine, le succès va plus vite que prévu. Face à l'explosion des commandes, ses outils de production ne suffisent plus. C'est ici que l'Adie intervient pour éviter la rupture de croissance.
« L'Adie, c’est la survie de ma boîte. Cette rapidité m'a permis d'acheter deux machines indispensables pour suivre la cadence. »
Grâce à un financement débloqué en un temps record par sa conseillère Adie Aichatou, Djilali modernise son laboratoire marseillais et sécurise sa trésorerie, mise à mal par l'envolée du cours du cacao.
Aujourd'hui, La Meilleure Partie s'affiche fièrement chez Carrefour, Auchan ou Intermarché. Avec un chiffre d'affaires record, il réussit même le pari de baisser ses prix pour rendre son snack, dont une gamme est vegan et riche en cacao (73%), accessible au plus grand nombre.
« Si je peux le faire, j’aimerais qu’un jeune à Marseille se dise qu’il peut le faire aussi ! Tout le monde mérite sa chance. »
Djilali ne compte pas s'arrêter à la cité phocéenne. Il vise désormais un référencement national et le développement de nouvelles saveurs sous sa société Espace Gourmand.
Comme quoi, en commençant par la fin (celle du cornet) Djilali est bien parti pour écrire le début d'une très grande histoire.
Pour croquer dans ses créations, rendez-vous sur son site :