Claudine ouvre son commerce de cosmétiques bio à Béville-le-Comte

Je veux stabiliser l’activité, développer ma communication et devenir un vrai repère local : un lieu où l’on vient pour se sentir mieux, être conseillée, et créer du lien
Claudine a 52 ans.
En créant une boutique de cosmétiques et maquillage, accompagnée d’ateliers et d’animations autour du bien-être, Claudine a un objectif.
« Je souhaite faire de ce lieu un espace d’écoute, de conseils et de lien, plus léger que le soin, mais profondément utile ».
Infirmière depuis 29 ans, la désormais vendeuse souhaitait devenir psychologue pour enfants.
« En parallèle, j’ai développé pendant plus de 10 ans une vraie expérience de vente (lingerie puis cosmétique), ce qui a préparé, sans que je le sache, ma reconversion » décrit-elle.
La mère de deux enfants est en retraite pour invalidité après un cancer du sein, apparu il y a cinq ans.
« On m’a déclarée inapte brutalement, et ça a été un choc, mais aussi une forme de vérité : physiquement, je ne pouvais plus exercer comme avant. La deuxième année d’arrêt a été très difficile, avec une grosse dépression. Puis début 2025, j’ai eu ce déclic : il faut renaître ».
En parlant de son projet, un seul avis extérieur a arrêté Flora, mais pas pour longtemps.
« La leçon a été forte : ne jamais laisser un rêve mourir à cause d’une seule peur, surtout quand ce n’est même pas la nôtre. Cette fois, j’ai choisi d’essayer ».
Mais la mère de famille peut compter sur ses « deux fans inconditionnels », ses propres enfants. Un désir qu’elle à dû assumer devant son mari, inquiet de la situation.
Une période délicate : « Quand l’invalidité a été prononcée (juin 2025), je me suis mise en mouvement. Je me suis inscrite à France Travail pour accéder à l’accompagnement BGE, j’ai rempli le questionnaire de l’Adie (mini étude de marché), et j’ai pris rendez-vous avec la CCI, la BGE et l’Adie. Je ne voulais pas avancer ‘au feeling’ ».
Après trois mois d’ouverture, Claudine est loin de ses objectifs. Mais la mère de famille est motivée pour elle, pour ses enfants.
« Je veux stabiliser l’activité, développer ma communication et devenir un vrai repère local : un lieu où l’on vient pour se sentir mieux, être conseillée, et créer du lien ».