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Dimitri cultive bien plus que des micropousses et des fleurs comestibles, à Sérent, dans le Morbihan.

Temps de lecture : 3 minutes
Je voulais m’investir dans un projet qui a du sens pour moi, en lien avec l’agriculture et les enjeux environnementaux. Le véritable déclic est venu lors d’un voyage à l’étranger, où j’ai découvert l’agroécologie, la permaculture, et surtout une autre manière d’envisager l’agriculture.

Il y fait pousser une idée audacieuse : celle d’une agriculture à taille humaine, rentable et régénératrice, capable de nourrir les territoires tout en recréant du lien entre les humains et la terre. Son parcours, né d’un voyage et d’une remise en question profonde, montre qu’il est possible de concilier écologie, autonomie et viabilité économique – et surtout, de le transmettre.

Tout est né d’un déclic à l’autre bout du monde.

« Je suis ingénieur de formation. C’est un parcours solide, rationnel, sécurisant. Mais au fil du temps, j’ai ressenti une forme d’inconfort : j’avais besoin de construire quelque chose de plus concret, de plus vivant, et de plus aligné avec mes convictions. »

Dimitri n’avait rien d’un agriculteur en herbe. Après des études d’ingénieur en instrumentation et une carrière dans l’aéronautique, il quitte tout pour voyager. En Nouvelle-Zélande, en Asie, il découvre des modèles agricoles radicalement différents, fondés sur la permaculture et l’agroécologie. 

« Cette expérience a été un déclic : je me suis passionné pour les questions de production alimentaire durable et pour la possibilité de vivre d’une agriculture à petite échelle. De retour en France, le malaise persiste. Ce travail, pourtant stable et bien rémunéré, ne correspondait plus à ce qui me motivait profondément. » 

Une année de questionnements, aggravée par des problèmes de santé, le pousse à tout repenser. 

« J’ai réalisé que je voulais m’investir dans un projet qui a du sens pour moi, en lien avec l’agriculture et les enjeux environnementaux. Le véritable déclic est venu lors d’un voyage à l’étranger, où j’ai découvert l’agroécologie, la permaculture, et surtout une autre manière d’envisager l’agriculture. »

Dimitri se forme, d’abord à distance avec un BTS agricole, puis sur le terrain, en multipliant les stages et les rencontres. Les débuts sont difficiles. Il traverse une période d’incertitude financière, avec peu de revenus et beaucoup de questions sur la viabilité de son projet.

Mais c’est en découvrant les micropousses qu’il trouve sa voie : 

« Une production très intensive sur petite surface, adaptée à une microferme et accessible avec peu de moyens. En 2019, je lance “John Pousse”, une microferme où je cultive des micropousses et des fleurs comestibles, sans produit chimique, avec un minimum d’eau et de ressources. Je produis localement des aliments très nutritifs tout en développant une agriculture à taille humaine. »

Après plusieurs années d’activité agricole, une seconde étape est apparue naturellement.  En 2024, avec l’arrivée de son deuxième enfant et une activité saisonnière, Dimitri crée “John Pousse Académie”, un organisme de formation pour accompagner d’autres porteurs de projet. 

« L’idée n’est pas de produire toujours plus loin et toujours plus gros, mais de contribuer à la création d’une multitude de petites fermes locales, capables de nourrir leur territoire avec des pratiques plus responsables. Aujourd’hui, mes deux activités se complètent : la ferme me permet d’expérimenter, la formation de diffuser mon modèle. J’ai formé plus de 134 personnes à la production de micropousses, partout en France, y compris dans les DOM-TOM. » 

Chaque nouveau producteur formé participe à relocaliser une production souvent importée, réduisant ainsi l’empreinte carbone et renforçant la résilience alimentaire des territoires.

« La démarche écologique est au cœur de mon projet depuis le départ. Je cultive sans intrant chimique, je réutilise ses substrats et je limite ma consommation d’eau et d’énergie.  Je produis dans une logique d’agriculture de proximité, avec des semences et du terreau biologiques. »

Mais son engagement ne s’arrête pas là : il a planté plus de 200 arbres et acquis un hectare pour y développer un jardin-forêt et un verger de conservation. L’objectif est de recréer de la biodiversité, de penser le territoire sur le long terme.  Son approche prouve que écologie et rentabilité ne sont pas antagonistes : 

« Une entreprise qui travaille de manière cohérente, sobre et respectueuse du vivant crée aussi plus de valeur. »

« J’ai connu l’Adie par l’intermédiaire de ma femme. J’avais déjà une image très positive de leur manière d’accompagner les entrepreneurs. En 2025, l’Adie m’a accordé un microcrédit pour acheter une parcelle agricole, un levier essentiel pour développer mon activité. Ce n’était pas un simple achat foncier : c’était un vrai levier de développement. » 

Grâce à ce soutien, il peut agrandir sa serre, diversifier ses cultures et structurer son projet. 

« À l’Adie, j’ai trouvé une écoute réelle, de la considération, et une volonté concrète d’aider un projet à avancer, même lorsqu’il ne rentre pas dans les cases les plus classiques. »

Malgré les défis, Dimitri a trouvé une liberté qui lui permet de concilier travail et vie personnelle. L’entrepreneuriat lui apporte aussi un équilibre de vie familiale qu’il recherchait. 

« Je peux aller chercher mes enfants plus tôt à l’école, passer du temps avec eux, gérer plus facilement les imprévus. Mon projet est désormais synonyme de sens, d’autonomie et de transmission. »

Dimitri veut faire de sa nouvelle parcelle un site pilote, démonstratif et inspirant.

« Mon objectif est de consolider un modèle entrepreneurial construit autour de deux piliers : produire localement de manière plus écologique, et transmettre ce modèle pour qu’il puisse être reproduit ailleurs. L’ambition est de montrer qu’une ferme productive peut aussi devenir un espace de régénération du vivant. »

Dimitri incarne cette nouvelle génération d’entrepreneurs qui, par leur audace et leur engagement, redessinent les contours d’une économie plus humaine et plus respectueuse du vivant. Son histoire rappelle que les transitions les plus profondes naissent souvent d’un petit déclic – et d’un premier pas. Il faut ensuite avoir l’énergie et le courage de transcender.

Pour en savoir plus sur "John Pousse" et "John Pousse Académie" : 

https://johnpousse.com/ : pour la production/vente de micropousses et fleurs comestibles.

https://www.micropousses-pro.com/ : pour la formation professionnelle de culture de micropousses.

https://www.instagram.com/johnpousse : pour le suivre sur les réseaux.

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