Florence fait battre le cœur du Mercantour avec l’Auberge de l’Écureuil

« C’était important pour moi de donner de la vie à ce village. »
Ancienne monitrice de sport en pleine nature, Florence Tirano a troqué ses cordes d’escalade pour les fourneaux. Accompagnée par l’Adie, elle a redonné vie à l’auberge communale de Châteauneuf-d’Entraunes, transformant un gîte endormi en un véritable moteur de vitalité pour ce village perché des Alpes-Maritimes.
À 56 ans, Florence n’a pas peur des défis. Après une carrière dédiée au sport de haut niveau et à l’éducation spécialisée, cette Marseillaise d’origine aspirait à une activité conciliant sa passion pour la montagne et un besoin de stabilité.
« Le métier de monitrice d'escalade est exigeant physiquement. Je voulais une activité qui harmonise mes aspirations de nature avec une vie plus ancrée. »
Après une formation de responsable d'hébergement touristique et l’obtention d’un diplôme en cuisine, elle découvre le potentiel de l’Auberge de l’Écureuil, un établissement situé au cœur du Parc National du Mercantour. Pour transformer ce gîte communal inexploité en une entreprise viable, Florence sollicite l'Adie. Grâce à un microcrédit professionnel, elle lance la SAS Ticasaflo en avril 2025. Avec l'argent obtenu, elle effectue des travaux dans l'auberge et constitue sa première trésorerie.
« L’Adie a répondu présente avec une grande rapidité, mais c’est surtout leur soutien et leurs conseils qui ont fait la différence. Grâce au financement, je n'étais plus seule. »
L’Auberge de l’Écureuil incarne aujourd'hui un modèle de tourisme éco-responsable. Florence a participé à l'atelier « transition écologique » de l’Adie dans les Alpes-Maritimes, privilégiant les circuits courts et la literie 100% française. Mais au-delà de l'écologie, c'est l'aspect humain qui prime. Située en Zone de Revitalisation Rurale (ZRR), l’entreprise de Florence est un lieu de lien social essentiel pour les 60 habitants du village.
« Mon entreprise se doit aussi d’être un projet de vie pour ce petit village isolé. J’ai mis en place des ateliers cuisine avec les anciens pour perdurer leurs recettes ancestrales et l’instant cabaret du jeudi soir pour rompre l’isolement. »
Aujourd'hui, alors qu'elle organise des événements pour faire vivre le village même au cœur de l'hiver, Florence regarde le chemin parcouru avec émotion. Elle encourage tous ceux qui hésitent à franchir le pas de l'entrepreneuriat à solliciter un accompagnement personnalisé.
« Avant les Jeux Olympiques d’hiver en France, il faut remettre de la vie dans nos vallées régionales ! »