Guluzar, entrepreneuse financée par l'Adie, a ouvert son salon de coiffure à Montbéliard

J'ai pris la décision que plus personne ne dirigerait ma vie ni ne saboterait mes projets. Aujourd'hui, je suis une véritable combattante qui ne baisse plus les bras. Je gère seule mes deux enfants et mon entreprise
À Montbéliard, face au parking de la Poste, une nouvelle adresse attire les regards : Aylin Coiffure. C’est ici que Guluzar a posé ses ciseaux en décembre 2025. Après 20 ans passés à sublimer les chevelures dans la région, cette professionnelle aguerrie a sauté le pas de l’entrepreneuriat. Son créneau ? Un salon exclusivement féminin où le soin rime avec intimité.
C’est la fermeture de son ancien employeur qui a servi de déclic. Plutôt que de rechercher un poste de salariée, Guluzar décide de saisir une opportunité : un local stratégiquement situé, libéré par un barbier.
Je me suis dit : "Ça y est, j'ai 40 ans et il faudra bien que je me lance un jour". Le local m'attendait, c'était une chance à saisir.
Soutenue par sa mère et son frère, elle gère tout de front : administratif, travaux, décoration et communication. Mais au-delà de la logistique, Guluzar porte en elle une force puisée dans les épreuves personnelles. Son brevet professionnel, elle l'a obtenu de haute lutte, malgré les tentatives de sabotage d'un ex-conjoint violent. Aujourd'hui, son salon est sa revanche.
Au moment du divorce, j'ai pris la décision que plus personne ne dirigerait ma vie. Aujourd'hui, je suis une véritable combattante qui ne baisse plus les bras.
Pour concrétiser ce rêve de liberté, le soutien financier était le chaînon manquant. C’est par un ami que Guluzar découvre l’Adie. Son conseiller l’accompagne dans le montage d’un dossier crucial. Sans ce financement, le projet aurait pu s’arrêter avant même de commencer : il a fallu non seulement investir dans le matériel et le notaire, mais aussi apurer une dette de loyer laissée par l’ancien occupant pour débloquer la situation.
Sans l'Adie, je n'aurais pas pu ouvrir car mon budget ne suivait pas. Ils m'ont permis de régler une situation difficile et de démarrer sereinement.
Aujourd'hui, Guluzar gère seule son entreprise et ses deux enfants. Son salon se distingue par une attention rare : elle propose un espace dédié aux femmes voilées, équipé de rideaux pour préserver leur intimité.
Je suis la seule à proposer cela à Montbéliard. Dans mon salon, les clientes sont écoutées et chouchoutées. Tout est fait avec amour.
Habitante de quartier et fière de son parcours, Guluzar est une entrepreneure connectée à son époque. Très autonome, elle gère tout : de la communication sur les réseaux sociaux au projet futur de recyclage des cheveux pour la protection des océans. Elle envisage dans les prochainement de recruter une nouvelle apprentie pour transmettre son savoir et rêve, à terme, d'ouvrir une seconde structure dans un centre commercial.
Pour Guluzar, ce salon est bien plus qu'un commerce de proximité, c'est le symbole de sa liberté retrouvée.
C’est tout pour moi. C’est comme si c'était mon 3ème bébé.