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Julie est chauffeure VTC à Nantes

Temps de lecture : 03 minutes
La vie d’entrepreneure et de maman complique les choses, mais mon entreprise, c’est ma liberté. Les entrepreneures doivent rencontrer des organismes comme l'Adie pour les conseiller, les aider, les accompagner. Les femmes doivent s’écouter et croire en leur projet.

On m’a souvent dit que je n’allais pas réussir à gérer ma clientèle ou la pression parce que j’étais une maman célibataire. Aujourd’hui, j’ai prouvé le contraire. 

Au volant de son véhicule Mercedes Class V, Julie incarne bien plus qu’une chauffeure VTC. Elle est la preuve vivante qu’une femme, une mère, une entrepreneure peut tracer sa route malgré les embûches, les doutes et les arnaques. Son parcours, jalonné de défis, est un savant mélange de résilience, d’audace et de capacité à transformer chaque obstacle en opportunité. 

Julie a-t-elle une arme secrète ? Peut-être celle du microcrédit de l’Adie, une dose d’entêtement, et une conviction inébranlable : s’écouter, et surtout, croire en son projet.  Y croire pour enfin lancer son entreprise quand tout semble contre vous. Suite à un licenciement pour inaptitude, la jeune femme se retrouve au chômage. 

C’est en discutant avec d’anciens collègues ambulanciers, devenus chauffeurs VTC, que lui vient l’étincelle. La diversité du travail, le contact avec la clientèle, et surtout, l’idée de se créer une clientèle privée – et non de dépendre des applications la motivent particulièrement. En 2019, elle se lance. Mais rien n’est simple : la banque refuse son prêt pour l’achat d’un véhicule, malgré des dossiers similaires acceptés pour ses collègues masculins.

Un confrère m’a alors parlé de l’Adie. Son rôle a été déterminant. L’association m’a accordé un microcrédit alors que ma demande avait été refusée par la banque. Sans ce soutien, je n’aurais pas pu lancer mon activité.

Grâce à ce coup de pouce, elle peut payer la première mensualité de sa voiture professionnelle, régler les frais administratifs et se constituer une trésorerie. Mais le destin n’a pas fini de la challenger : le Covid frappe six mois après son ouverture et elle tombe enceinte.

Être maman et entrepreneure n’est pas chose aisée. Les horaires ne sont pas en adéquation, et encore plus une fois séparée.

Pour ne rien arranger, une arnaque aurait pu briser son projet.

Un chauffeur de ma connaissance m’a proposé de nous associer. J’ai ramené tout mon portefeuille client et suis entrée au capital. En parallèle, ma société allait être fermée et tous les véhicules mis au nom de l’autre entreprise.

Six mois plus tard, le piège se referme : l’associé disparaît, les papiers ne sont jamais signés, et elle se retrouve sans entreprise, sans trésorerie, et perd mon véhicule électrique. Les banques ferment leurs portes. Seule l’Adie, une nouvelle fois, lui accorde un financement pour lui permettre de se relever.

À l’Adie, j’ai trouvé une écoute attentive, une réelle confiance en mon projet et un accompagnement personnalisé.

Les équipes salariées et bénévoles de l’association ne se contentent pas de proposer un soutien financier;  il la met en relation avec SILOG pour l’achat de son véhicule, et l’aide à surmonter les refus des banques. Un soutien qui fait toute la différence.

J’ai perdu un véhicule et six mois de chiffre d’affaires. Je suis repartie de zéro.

Julie prouve au quotidien qu’une femme peut officier dans un monde d’hommes et briser les préjugés. Elle est disponible 7 jours sur 7, 24h sur 24, s’adapte aux horaires d’école et est parvenue à constituer une équipe de chauffeurs pour assurer des rotations. Elle innove aussi : en 2019, elle est la première chauffeure à adopter un véhicule hybride.

J’ai ressenti chez certains chauffeurs VTC le fait que je n’étais pas légitime. On m’a souvent dit que je n’allais pas réussir parce que j’étais une maman célibataire. On m’a dit aussi qu’étant une femme, j’attirais plus facilement le client.

Une situation qu’elle transforme en force, développant une clientèle variée : entreprises, événementiel, festival « La nuit de l’Erdre », hôtels, agences de voyage…

Je souhaite continuer le développement de mon activité sur l’événementiel, avec d’autres boîtes de production, festivals, associations, agences de voyage…

Julie rêve aussi d’un véhicule de collection pour les mariages, et d’une coopérative de chauffeurs pour pallier la demande et concilier vie professionnelle et familiale.

La vie d’entrepreneure et de maman complique les choses, mais mon entreprise, c’est ma liberté. Les entrepreneures doivent rencontrer des organismes ou des personnes du même secteur pour les conseiller, les aider, les accompagner. Les femmes doivent s’écouter et croire en leur projet.

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