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Martial, concepteur d'une huile à barbe bio dans le 19e arrondissement de Paris

Temps de lecture : 3 minutes
Mon quartier, c’est mes racines et c’est ma plus grande force.

Il y a 30 ans, quand on voulait prendre soin de ses cheveux afro avec des produits naturels, mieux valait être capable de se débrouiller par ses propres moyens et cela, même en grandissant dans un quartier métissé du 19e arrondissement de Paris.

Alors, depuis tout jeune, auprès de sa mère et de sa sœur, Martial apprend à fabriquer ses propres produits cosmétiques pour nourrir ses cheveux.

Je suis passé par des étapes capillaires totalement différentes et je me suis rendu compte qu’il n’existait que très peu de produits adaptés à mon type de peau et de poils.

À 15 ans, il crée sa première huile à barbe. Ses proches et ses amis du lycée sont les premiers à utiliser et à croire en ses produits.

En parallèle de ses études en marketing et entrepreneuriat, son idée mûrit. Son master en poche, l’agence de marketing digitale dans laquelle il est en poste lui propose un CDI, qu’il décline:

Je rejetais clairement l’idée d’une vie toute tracée de salarié à vie. J’avais besoin de liberté, de responsabilité et d’un cadre qui me ressemble davantage pour mettre ma créativité au service des autres.

Avec les produits qu’il crée pour lui-même et perfectionne au gré de ses échanges avec ses proches qui les utilisent, Martial a envie de créer une véritable entreprise. Il compose une huile à base de coco et d’huile de baobab biologiques avec des extraits de maca. L’aspect écologique est très important pour lui.

Ma marque, c’est mon éthique. Je propose uniquement des produits respectueux de la planète et conçus en France.

Peu à peu, son projet de marque de cosmétique masculine exigeante, inspirée de la culture urbaine, prend forme.

Ma marque, Nhappy, se construit à la croisée du business, de la culture urbaine et du réel, avec une volonté forte de transmission et d’impact.

Martial présente son idée dans des concours d’entrepreneurs qui le confortent dans sa démarche.

La qualité est le socle de ma démarche. À terme, l’ambition est de développer des gammes toujours plus premium, sans jamais renoncer à cette exigence.

En 2020, il fonde sa marque, NHappy, un nom d’entreprise qui n’est pas choisi au hasard. Le terme « nappy » signifie « crépu » en anglais. À l’origine utilisé par les propriétaires d’esclaves pour désigner de manière grotesque les cheveux afro, les Afro-Américains se le sont réappropriés dans le prolongement du mouvement Black is Beautiful, en le détournant par la contraction de « natural and happy » : naturel et heureux. Ce terme désigne désormais un besoin de liberté, d’affirmation et d’acceptation de sa beauté naturelle par les femmes noires en France, en Afrique comme aux États-Unis.

Nhappy n’est pas seulement une marque de cosmétiques, c’est une vision du soin comme outil de confiance, d’affirmation et de discipline.

Lorsque en 2024, il a besoin de renflouer sa trésorerie, Martial se tourne vers l’Adie.

L’agence du 19e se trouvait juste en face de ma salle de sport. L’Adie m’a permis de sortir de la solitude que l’on ressent souvent en tant qu’entrepreneur et de saisir des opportunités pour développer ma marque.

Parce qu’il a grandi dans un quartier populaire, Martial est aussi exigeant sur la qualité de son produit que sur l’accessibilité de son prix au plus grand nombre.

Mon quartier, c’est mes racines et c’est ma plus grande force. Dans le 19e arrondissement, j’ai toujours observé ce mélange entre pauvreté et richesse. En ayant toujours vécu avec toutes sortes de personnes, je souhaite transposer cette communion en offrant des produits de haute qualité mais accessibles à tous.

S’il ne commercialise pour le moment que des produits conçus pour les hommes, il souhaite développer à l’avenir des produits capillaires pour hommes et femmes et tout type de peau et de poils.

J’ai voulu créer des produits exigeants, pensés pour tous les types de peaux et de poils, en commençant volontairement par ceux qui ont longtemps été ignorés.

Désireux d’aider à son tour d’autres entrepreneurs, Martial, qui enseigne déjà dans une école de commerce à Paris, envisage de partager son expérience en s’impliquant avec l’Adie en animant des formations pour les entrepreneurs du secteur des cosmétiques.

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