Nadine, gérante d’un salon de coiffure à Séné dans le Morbihan

Mon entreprise est une aventure, que je dois aussi à l’Adie, qui m’a donné l’élan dont j’avais besoin. Cet élan est arrivé au bon moment. Tout était prêt, mais il me fallait ce coup de main pour vraiment y arriver sereinement.
Lorsque j’ai perdu ma maman, pour moi, c’était le moment de vivre. C’était le moment de faire quelque chose pour moi-même.
À Séné, dans le Morbihan, le salon de coiffure de Nadine ne ressemble à aucun autre. Pas seulement parce qu’il est spacieux, lumineux, ou parce qu’on y parle aussi bien de couleurs que de mèches. Mais parce qu’il est né d’un choc, d’une rupture, et d’une décision : transformer une épreuve en opportunité. Quand sa mère décède en juin 2023, Nadine, alors salariée dans un salon à Quimper, comprend que l’heure n’est plus à l’attente.
C’est pas la peine de traîner les pieds. C’est maintenant, il faut y aller !
Une phrase qui résonne comme un mantra. En quelques mois, elle frappe à la porte de l’Adie, aménage un vrai salon dans une pièce de sa maison et se lance.
Je faisais tout dans 12m2 comme on fait dans un salon de 100 m2.
Nadine a toujours su qu’elle serait coiffeuse.
Quand j’ai commencé la coiffure, l’envie de créer mon salon était déjà présente.
À vingt-cinq ans, l’idée est là, tenace. Pourtant, elle attendra vingt ans avant de sauter le pas.
C’est la peur qui fait qu’on se demande si on va réussir.
Mais elle s’accroche. Après des années en école de coiffure, des stages, des salons, des CDI, elle a tout essayé, sauf l’essentiel : être à son compte. Quand Nadine reprend un salon à Séné, près de Vannes, en septembre 2025, elle reprend une équipe de trois salariées. Cinq jours plus tard, la responsable, une amie, démissionne.
Cet imprévu s’accompagne surtout du fait qu'elle embarque avec elle une partie de la clientèle et s’installe à cinq cents mètres de là. Mais Nadine n’est pas du genre à reculer, elle aime les challenges. Elle lance des promotions, travaille avec La Poste pour toucher de nouveaux clients, met en place un programme de fidélité par SMS. Résultat, en janvier, trente-trois nouveaux clients franchissent les portes du salon. En février, plus de quarante. Des chiffres qui parlent, et qui prouvent que l’audace paie.
Nadine voit plus loin. Elle sous-loue un espace à une prothésiste ongulaire, accueille une esthéticienne pour attirer une autre clientèle.
Si la cliente vient faire ses ongles, elle a une réduction chez moi.
Pour se perfectionner, Nadine a commencé une formation d’adjoint de dirigeant d’entreprises artisanales sur deux ans. Dans un souci de respect de l’environnement, elle utilise des produits naturels, remplace les robinets pour économiser l’eau, et travaille avec une marque française dont la production est basée à Reims.
Son salon devient un lieu de vie, mixte, familial, où l’on vient autant pour se faire belle que pour discuter.
Aujourd’hui, Nadine ne regrette qu’une chose : de ne pas l’avoir fait avant ! Mais elle assume chaque étape, chaque choix.
Je suis en accord, en paix avec moi-même.
Son salon, c’est bien plus qu’un commerce.
C’est là où je dépense beaucoup d’énergie. C’est une aventure. Une aventure que je dois aussi à l’Adie, qui m’a donné l’élan dont j’avais besoin. Cet élan est arrivé au bon moment. Tout était prêt, mais il me fallait ce coup de main pour vraiment y arriver sereinement.
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