Portrait

Paul, gérant de foodtruck réfléchit à l’après crise et aux conséquences sur son activité

« L’Adie a décalé mes crédits et cela m’a bien aidé. J’espère des aides de l’État pour pouvoir me relever car l’après fait peur, et c’est compliqué de le prévoir. On verra avec le temps… »

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Originaire des Vosges, Paul travaillait dans la sécurité avant de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. En septembre 2016, il lance son foodtruck de burgers « L’entre deux pains » après l’obtention d’un prêt à l’Adie.

Depuis 4 ans, Paul travaille tous les soirs : il est présent sur de nombreux événements, surtout pendant la période estivale. Il propose des burgers préparés à base de produits frais et locaux. Il change de ville chaque jour en fonction des emplacements qu’il arrive à louer pour installer son foodtruck. 

« Mon activité se développe très bien, j’ai de plus en plus de clients ! L’hiver est un moment un peu plus creux mais ça se relance très vite au printemps. »

Mais tout cela c’était avant… Le 17 mars dernier, à l’annonce du confinement, c’est un coup dur pour Paul, comme pour beaucoup d’entrepreneurs. Il doit trouver rapidement comment adapter son activité et garder le cap.

« Je ne savais pas trop quoi faire. J’avais le droit de travailler donc j’ai continué. J’ai fait deux soirs mais à perte donc j’ai décidé d’arrêter mon activité pendant 15 jours. »

Après cet arrêt forcé, Paul a décidé de relancer son activité pour éviter une perte trop importante de stock et de trésorerie, mais aussi pour retrouver ses clients. Il a repris progressivement, quelques soirs par semaine sur les emplacements les moins onéreux.  Depuis la semaine dernière il est ouvert tous les soirs et reprend des tournées « normales » dans le respect des gestes barrières. Il invite ses clients à passer commande par téléphone et à attendre leur commande dans leur voiture. 

« Les gens ressortent un peu plus, ils en ont marre d’être enfermés et de faire à manger ! »

Malgré ce nouveau départ et quelques nouveaux clients, Paul reste inquiet pour la suite. Il partage des informations tous les jours sur les réseaux sociaux afin de garder un lien avec ses clients et de les informer sur la carte, les horaires et les emplacements. Les événements représentent une grosse partie de son chiffre d’affaires et la plupart n’auront pas lieu cet été. C’est une toute nouvelle stratégie qu’il va devoir mettre en place et il est d’ores et déjà en train d’y réfléchir pour pouvoir continuer à maintenir son activité. 


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