Presque l'égalité, ce n'est pas encore l'égalité !
Du 1e au 5 juin, l'Adie part en campagne pour libérer l'entrepreneuriat des femmes
Parce qu’aujourd’hui encore les femmes qui entreprennent continuent à accéder moins que les hommes aux financements, à l’accompagnement, et au temps pour créer et développer leur activité, l’Adie et ses partenaires se mobilisent pour lever les freins à l'entrepreneuriat des femmes en organisant, partout en France, du 1e au 5 juin, une campagne d’ateliers gratuits accessibles à toutes et à tous.

En 2026, les femmes ne sont toujours pas des entrepreneures comme les autres
Aujourd’hui les femmes entreprennent presque autant que les hommes. La représentation des femmes dans la création d’entreprise a en effet connu, sur la dernière décennie, une croissance continue.
En France, 3 femmes sur 10 sont dans une dynamique entrepreneuriale, contre 4 hommes sur 10*.
44 % des entreprises individuelles ont été créées par des femmes*.
43 % des chefs d'entreprises en 2025 sont des femmes*.
Mais derrière ces améliorations, les femmes continuent trop souvent à voir moins grand, à demander moins et à obtenir moins, qu’il s’agisse de financements, de revenus, de temps consacré au développement de leur activité ou même de confiance dans leurs perspectives de réussite.
71 % des femmes ont intégré l'idée qu'obtenir un financement pour leur entreprise serait plus difficile que pour les hommes**.
48 % des créatrices d'entreprise considèrent l'accès au capital comme leur obstacle N°1***.
“Se répéter que les femmes sont “presque” à égalité avec les hommes, c’est prendre le risque d’une certaine minimisation des écarts entre les hommes et les femmes. Ce “presque” révèle tout ce qu’il reste encore à conquérir, là où se logent les résistances, les plafonds de verre, les renoncements intériorisés et les inégalités persistantes.”, explique Alice Rosado, directrice générale adjointe de l’Adie.
L’Adie se mobilise pour lever les freins à l’entrepreneuriat des femmes
Au quotidien, l’Adie constate la dimension systémique de ces inégalités qui pèsent sur l’entrepreneuriat des femmes, et encore plus sur celles dont leurs revenus ne permettent pas d’accéder à un crédit bancaire pour créer ou développer leur entreprise.
Mais l’association observe surtout à quel point l’entrepreneuriat peut s’avérer un puissant levier d’émancipation pour les femmes. Pour beaucoup, entreprendre représente non seulement une façon de gagner sa vie tout en s’assurant une autonomie dans la gestion de son temps, mais aussi une source d’indépendance et de réussite économiques qui renforce leur estime personnelle.
Les entrepreneuses financées par l'Adie
75 % ont le sentiment d'avoir réussi****.
76 % ont vu leur estime de soi s'améliorer****.
88 % sont satisfaites d'avoir créé leur entreprise****.
Encore faut-il qu’elles se l’autorisent pleinement. Alors, en plus du microcrédit, l’Adie leur propose un accompagnement non seulement pour développer des compétences entrepreneuriales indispensables de stratégie commerciale et financière, mais aussi pour incarner un nouveau rapport à l’argent, à la valeur de leur temps et de leur travail.
Et du 1er au 5 juin, l’Adie va à la rencontre des créatrices d’entreprises en multipliant, partout sur le territoire, les rencontres, les événements et les prises de parole pour rendre les entrepreneuses plus visibles, partager les expériences et continuer à faire évoluer les représentations.
“Ce que les femmes ne demandent pas, à l’Adie, on le leur propose systématiquement.” déclare Alice Rosado, directrice générale de l’Adie.