L’Adie s’est dotée d’instruments lui permettant d’évaluer l’efficacité de son action, de fournir à ses partenaires les informations qu’ils attendent sur les résultats obtenus et de repérer des leviers actionnables de progrès. Le dispositif se compose de trois blocs complémentaires.


1. S’assurer que le public touché correspond à la cible visée

Les clients sont chaque année « scorés » a posteriori au moyen d’une mesure synthétique de leur degré d’exclusion, élaborée à partir d’une batterie de caractéristiques socioéconomiques et financières. S’il y avait dérive (financement de populations moins exclues), l’outil permettrait de le mettre en évidence et d’en identifier les causes.

2. En aval de l’action, mesurer son impact

Une enquête triennale auprès d’un échantillon représentatif de clients mesure, entre autres, la pérennité des entreprises financées, le nombre d’emplois créés, l’insertion des créateurs ayant mis fin à leur activité, la situation financière des clients, leur niveau de bancarisation et leur satisfaction. Une autre enquête est menée spécifiquement sur l’impact du Microcrédit personnel pour l’emploi salarié.

3. De façon transversale, évaluer l’efficacité de l’organisation, des process et des systèmes

Tous les 3 ans, l’Adie se soumet à un audit appelé Social Performance Indicators. Cet outil de gestion de la performance sociale, utilisé par plusieurs centaines d’institutions de microfinance dans le monde, scrute via 200 points de contrôle la capacité de l’organisation à satisfaire aux normes établies par le secteur : définition et suivi des objectifs sociaux / engagement de la gouvernance et du personnel / adaptation de l’offre aux besoins / traitement responsable des clients et du personnel / équilibre des performances financière et sociale.