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Quel est le plafond de chiffre d'affaires pour micro-entrepreneur ?

Temps de lecture : 5 minutes Mise à jour le 15 juin 2026

Pour les entrepreneurs qui ont opté pour le régime de micro-entreprise, il est crucial de connaître et de respecter les plafonds de chiffre d'affaires. Ces seuils déterminent non seulement la possibilité de bénéficier du régime fiscal avantageux de la micro-entreprise, mais aussi les obligations sociales et fiscales qui en découlent. 

En résumé

Pour bénéficier du régime micro-entreprise, je dois prendre en compte les limites suivantes : 

  • mon chiffre d’affaires est plafonné en fonction de mon activité, 

  • en cas de dépassement de seuil, je peux rester en micro entrepreneur un an ou basculer sur un autre régime d’imposition en fonction du montant, 

  • la TVA et les charges sociales peuvent augmenter significativement en cas de dépassement.

Entrepreneur financé par l'Adie dans son atelierEntrepreneur financé par l'Adie dans son atelier

Les plafonds de chiffre d'affaires en 2026

Les plafonds varient selon la nature de l'activité exercée :

  1. Vente de marchandises : 203 100 €

  2. Prestations de services et activités libérales : 83 600 €

  3. En cas d’activité mixte (vente et prestations de services), le chiffre d’affaires global ne doit pas dépasser 203 100 € incluant un chiffre d’affaires maximal de 83 600 € pour les prestations de services.

En cas de dépassement au cours de ces 2 années précédentes, vous basculez dans le régime réel simplifié d’imposition des bénéfices. Ces seuils sont applicables depuis le 1er janvier 2026 et sont réévalués chaque année pour tenir compte de l'inflation.

Conséquences du dépassement des seuils

Lorsque je dépasse les seuils durant 2 années consécutives, je sors du régime de la micro-entreprise le 1er janvier de l'année qui suit la 2e année consécutive de dépassement. Cette sortie a des conséquences sur mon régime social, fiscal et sur ma comptabilité.

Conséquences sociales

En sortant du régime de la micro-entreprise, je ne peux plus bénéficier du régime micro-social. Je suis alors soumis au régime social de l'entrepreneur individuel. Celui-ci varie en fonction de la nature de l'activité exercée.

Pour en savoir plus sur la protection sociale de l'entrepreneur individuel, je peux consulter les fiches dédiées sur le site du Gouvernement (commerçant/artisan ou libéral).

Conséquences fiscales

En sortant du régime de la micro-entreprise, je ne peux plus bénéficier du régime micro-fiscal. Je suis désormais à un régime réel d'imposition des bénéfices.

En fonction de la nature de votre activité et du type de bénéfices que je génère, mon régime d'imposition sera différent. Pour en savoir plus sur le régime applicable, je peux consulter les fiches dédiées aux bénéfices industriels et commerciaux (concernant les artisans/commerçants) et aux bénéfices non commerciaux (concernant les libéraux).

Conséquences sur la comptabilité

En tant que micro-entrepreneur, j'ai pu bénéficier d'une comptabilité ultra simplifiée. En sortant du régime de la micro-entreprise, je ne peux plus bénéficier d'une comptabilité aussi simplifié. Je dois me soumettre à des obligations comptables supplémentaires. Pour en savoir plus, je peux consulter la fiche sur les obligations comptables du commerçant (entrepreneur individuel).

Conseils pour les micro-entrepreneurs

  1. Je surveille régulièrement mon chiffre d'affaires pour anticiper un éventuel dépassement.

  2. Je me prépare à la transition vers le régime réel si je m’approche des seuils.

  3. Je consulte un expert-comptable pour évaluer l'impact fiscal et social d'un changement de régime.

  4. Envisagez un changement de statut juridique si votre activité se développe significativement.

En conclusion, bien que le régime de la micro-entreprise offre de nombreux avantages en termes de simplicité, il est essentiel de rester vigilant quant aux plafonds de chiffre d'affaires. Une bonne compréhension de ces seuils me permettra de gérer efficacement mon entreprise et d'anticiper les changements nécessaires pour assurer sa croissance dans le respect de la réglementation.

Le truc en +

  • Régulièrement et dans toute la France, l'Adie organise des ateliers gratuits d'aide à la création d'entreprise, en partenariat avec d'autres réseaux d'accompagnement. C'est l'occasion d'y voir plus clair sur mon parcours, et sur les différents réseaux existants. Je trouve un atelier près de chez moi !

  • L'Adie s'est associée à Legal Start, expert en conseil juridique et comptable, qui propose des services de formalités de création d'entreprise en ligne. Legal Start offre une remise de 30% pour tous les créateurs soutenus et financés par l'Adie. Je découvre ce partenaire.

Sites utiles

  • L'URSSAF (Union de Recouvrement des cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales) : C'est l'organisme chargé de la collecte des cotisations sociales. Il fournit des informations officielles sur les seuils de chiffre d'affaires et les cotisations sociales des micro-entrepreneurs.

  • La Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) : Cet organisme, qui dépend du Ministère de l'Économie et des Finances, est la source officielle pour tout ce qui concerne la fiscalité des entreprises, y compris les micro-entreprises.

  • L'INSEE (Institut National de la Statistique et des Études Économiques) : Bien que moins directement impliqué dans la réglementation, l'INSEE fournit des données statistiques et des analyses sur les micro-entreprises qui peuvent être pertinentes.

  • Le site officiel de l'administration française, service-public.fr : Ce site centralise les informations officielles de l'administration française et est une source fiable pour les réglementations concernant les micro-entreprises.

  • La Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) : Bien qu'elle ne soit pas à l'origine de la réglementation, la CCI fournit des informations pratiques et à jour sur le statut de micro-entrepreneur.

  • BPI France : Cet organisme public fournit des informations et des ressources pour les entrepreneurs, y compris les micro-entrepreneurs.

  • Le Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie : Il est à l'origine des lois et règlements concernant les micro-entreprises et publie régulièrement des informations officielles sur son site web.

FAQ :

1. Quels sont les plafonds de chiffre d'affaires à ne pas dépasser selon mon activité ?

Les seuils de chiffre d'affaires à respecter dépendent de la nature de votre activité :

  • Vente de marchandises : 203 100 €

  • Prestations de services et activités libérales : 83 600 €

  • En cas d'activité mixte (vente et service) : Le chiffre d'affaires global ne doit pas dépasser 203 100 €, et la partie concernant les prestations de services ne doit pas dépasser 83 600 €.

2. À quel moment un micro-entrepreneur sort-il obligatoirement du régime à cause d'un dépassement ?

Vous sortez du régime de la micro-entreprise le 1er janvier de l'année qui suit la 2e année consécutive de dépassement. Si vous dépassez les seuils durant 2 années consécutives, vous basculez alors dans le régime réel simplifié d’imposition des bénéfices.

3. Quelles sont les conséquences sociales et fiscales de la sortie du régime de la micro-entreprise ?

  • Au niveau social : Vous ne pouvez plus bénéficier du régime micro-social. Vous devenez soumis au régime social de l'entrepreneur individuel (qui varie selon que vous êtes commerçant/artisan ou libéral).

  • Au niveau fiscal : Vous perdez le bénéfice du régime micro-fiscal pour passer à un régime réel d'imposition des bénéfices (Bénéfices Industriels et Commerciaux pour les artisans/commerçants ou Bénéfices Non Commerciaux pour les professionnels libéraux).

4. Quel est l'impact d'un dépassement de plafond sur la comptabilité de l'entreprise ?

En sortant du régime, vous perdez le bénéfice de la comptabilité ultra-simplifiée propre aux micro-entrepreneurs. Vous devez alors vous soumettre à des obligations comptables supplémentaires, calquées sur les obligations comptables du commerçant (entrepreneur individuel).

5. Quels services gratuits ou réductions sont proposés par l'Adie et son partenaire ?

  • L'Adie organise régulièrement, partout en France, des ateliers gratuits d'aide à la création d'entreprise en partenariat avec d'autres réseaux pour vous aider à y voir plus clair.

  • Son partenaire Legal Start (expert en conseil juridique et comptable) propose une remise de 30 % sur ses services de formalités de création d'entreprise en ligne pour tous les créateurs soutenus et financés par l'Adie.

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