Apporter un soutien aux personnes en difficultés financières
Aider des personnes en difficulté financière, ce n’est pas seulement répondre à une urgence. C’est aussi permettre à chacun de retrouver de l’autonomie, de la confiance et une place dans la vie économique. Perte d’emploi, accident de vie, revenus trop faibles, refus bancaire, surendettement : les causes de la précarité financière sont nombreuses, et elles peuvent toucher des profils très différents.
Face à ces situations, chacun peut agir à son échelle : en donnant du temps, en soutenant une association qui a de l’impact, en transmettant des compétences, ou en faisant un don à des organismes d’aide aux personnes en difficulté. L’Adie fait partie de ces acteurs engagés : elle finance et accompagne des personnes exclues du crédit bancaire classique pour leur permettre de créer leur entreprise et leur propre emploi. Chaque année, plus de 25 000 personnes sont ainsi financées et accompagnées par l’Adie, quels que soient leur âge, leurs moyens, leur origine, leur parcours ou leur niveau de formation.
Échange dans une agence de l'AdieToujours plus de personnes en difficultés financières en 2026 : les derniers chiffres
Les difficultés financières restent une réalité très présente en France. Selon l’Insee, 9,8 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté monétaire en 2023 en France métropolitaine, soit 15,4 % de la population. Le seuil de pauvreté était alors fixé à 1 288 € par mois pour une personne seule. Ces chiffres, publiés en 2025, restent les dernières données consolidées disponibles de l’Insee sur la pauvreté monétaire.
Les indicateurs d’inclusion financière confirment également une tension persistante. En avril 2026, la Banque de France indique que les dépôts de dossiers de surendettement ont augmenté de 11 % par rapport à avril 2025. Sur les quatre premiers mois de 2026, la hausse atteint 13,3 % par rapport à la même période de 2025.
Les situations d’incidents bancaires restent aussi importantes. D’après les chiffres clés 2025 de la Banque de France, 849 900 personnes étaient inscrites au Fichier central des chèques au 31 décembre 2025. Parmi elles, 747 861 faisaient l’objet d’une interdiction bancaire d’émettre des chèques, et 119 426 d’une décision de retrait de carte bancaire.
Derrière ces données, il y a des personnes qui doivent faire face à des choix difficiles : payer un loyer, honorer une facture, se déplacer pour travailler, financer un outil professionnel, ou simplement trouver une solution pour avancer.
Les conséquences ne sont pas seulement financières, elles impactent également la santé mentale, la vie de famille et le dynamisme économique.
Qui est concerné par ces difficultés financières ?
Les difficultés financières ne concernent pas un seul profil. Elles peuvent toucher des personnes en recherche d’emploi, des travailleurs indépendants, des salariés aux revenus modestes, des familles monoparentales, des jeunes actifs, des retraités, des personnes en reconversion ou encore des entrepreneurs qui démarrent avec peu de moyens.
Certaines personnes disposent d’une idée, d’un savoir-faire ou d’une vraie volonté de créer leur activité, mais se heurtent à un obstacle majeur : l’accès au financement. Sans apport, sans garant ou sans historique bancaire solide, il peut être très difficile d’obtenir un prêt classique.
C’est précisément à ce moment que le soutien d’organismes spécialisés devient essentiel. L’Adie défend l’idée que chacun peut entreprendre, même sans capital et même sans diplôme, à condition d’avoir accès à un crédit adapté et à un accompagnement professionnel.
La plupart du temps, un micro crédit peut suffire pour sortir une personne des difficultés financières qu’elle peut rencontrer et l’aider à se lancer. L’impact du micro crédit est donc crucial pour aider à lutter contre la précarité financière.
Les principales causes qui peuvent mener à l’interdiction bancaire
L’accès au crédit bancaire n’est pas toujours lié à la solidité d’un projet ou à la motivation de la personne qui le porte. Beaucoup de créateurs d’activité ont une idée, un savoir-faire et une vraie volonté d’entreprendre, mais ne disposent pas des garanties attendues par les banques.
Certains n’ont pas d’apport personnel, pas de réseau professionnel, pas de garant ou pas encore d’historique bancaire suffisant. D’autres sont freinés par leur âge, leur niveau de diplôme, leur lieu de vie, une période de chômage, une reconversion, une situation familiale fragile ou un parcours professionnel atypique.
| Frein rencontré | Conséquence concrète |
|---|---|
| Absence d’apport personnel | Difficulté à obtenir un prêt bancaire |
| Peu ou pas de réseau professionnel | Moins d’opportunités pour lancer ou développer son activité |
| Jeune sans diplôme ou sans expérience reconnue | Projet jugé trop fragile malgré la motivation |
| Personne en reconversion ou en recherche d’emploi | Difficulté à rassurer les financeurs traditionnels |
| Femme seule ou parent isolé | Parcours entrepreneurial plus difficile à sécuriser |
| Habitants de quartiers prioritaires ou territoires fragiles | Accès plus limité aux réseaux économiques et financiers |
| Créateur plus âgé ou au parcours atypique | Projet parfois moins bien compris par les banques |
Ces situations ne traduisent pas un manque de sérieux ou d’envie d’entreprendre. Elles montrent surtout que tout le monde ne part pas avec les mêmes chances. Sans financement adapté, sans accompagnement et sans réseau, il devient plus difficile de concrétiser un projet, même lorsqu’il est utile, réaliste et porté par une personne déterminée.
C’est précisément là que l’Adie intervient : donner à chacun les moyens de créer son activité, même sans capital, sans diplôme ou sans accès au crédit bancaire classique.
Agir : Les différentes formes de soutien existantes
Quand on se demande comment aider des personnes en difficultés, plusieurs formes d’action sont possibles. Toutes sont utiles, à condition de répondre à un besoin réel.
Faire un don financier : Le don financier est l’une des façons les plus directes de soutenir les personnes en difficulté. Il permet à une association d’agir concrètement, de financer ses missions, de renforcer son accompagnement et d’aider davantage de bénéficiaires. Vous pouvez choisir entre un don ponctuel ou régulier.
Donner du temps : Le bénévolat permet d’apporter une aide humaine directe : accompagnement, écoute, orientation, mentorat, aide administrative ou soutien à la création d’activité.
Donner ses compétences : Certaines personnes ont besoin d’un appui précis : construire un prévisionnel, communiquer sur leur activité, comprendre leurs démarches, développer leur clientèle ou gérer leur comptabilité.
Soutenir une association en entreprise : Les entreprises peuvent également agir par le mécénat financier, le mécénat de compétences ou des partenariats. Ce soutien permet de renforcer les moyens d’action des associations sur le terrain.
Si votre don est financier, vous avez droit à une réduction d’impôt
Comment l’Adie oeuvre pour lutter contre la pauvreté
L’Adie agit contre la pauvreté en s’attaquant à l’un de ses freins majeurs : l’exclusion financière. Beaucoup de personnes ont l’énergie, les compétences et l’envie de créer leur activité, mais ne peuvent pas accéder à un crédit bancaire classique.
Notre association leur propose une solution concrète : un microcrédit accompagné. L’objectif n’est pas seulement de financer un projet, mais de donner à chaque personne les moyens de construire une activité durable, de créer son emploi et de retrouver une autonomie financière.
L’impact est mesurable. Selon notre étude d’impact sur le micro crédit, 80 % des entreprises créées avec son soutien sont pérennes à trois ans, et 95 % des entrepreneurs financés sont insérés professionnellement. L’étude indique également que 6 créateurs sur 10 qui percevaient des minima sociaux n’en touchent plus, et que 6 sur 10 estiment que leur situation financière s’est améliorée.
L’Adie agit donc à plusieurs niveaux : financement, accompagnement, confiance, insertion professionnelle et développement économique local.