Portrait

Alexandre, perruquier passionné

« Ayez confiance en votre projet et ne vous laissez pas influencer par les autres. Il faut être passionné pour que ça marche. »

Perruquier dans le cinéma, Alexandre veut rendre accessible des perruques de qualité dignes des stars pour les personnes malades et les particuliers. Il fabrique des perruques Made in France dans le 12e arrondissement, à Paris.

Styliste de formation, Alexandre s’est spécialisé pendant ses études dans l’histoire du costume. Passionné par l’artisanat, il trouve ainsi du travail comme perruquier dans le cinéma. Alexandre est très sensible à la part artistique et créative de son métier, mais aussi à l’aspect thérapeutique. Porter une perruque, c’est se glisser dans la peau, ou les cheveux, de quelqu’un d’autre, mais aussi reprendre confiance en soi, choisir sa silhouette, affirmer ce que l’on veut montrer de sa personnalité.

Il approfondit sa connaissance de ce savoir-faire. Apprenti d’une grande perruquière du septième Art, il reprend en parallèle les études et passe son CAP coiffure.

Ayant été proche des malades et de leur entourage, il constate que les perruques médicales sont hors de prix et de mauvaise qualité, certaines valent plus de 300€ alors qu’elles sont en cheveux synthétiques. Alexandre est décidé à trouver un moyen de réaliser des perruques de grande qualité, dont le prix reste abordable au plus grand nombre, et notamment aux personnes en thérapie.

Alexandre reprend sa formation, et, au bout d’un an et demi, encouragé par ses premiers clients, Alexandre entame les démarches pour créer son entreprise. Petit à Petit, son projet gagne en maturité : il cherche un local à Paris, il voyage en Chine pour trouver le bon prestataire afin de confectionner le tulle qui sert de filet à la perruque. Alexandre porte toute son attention sur un produit de qualité avec des matières hypoallergéniques. Ses cheveux de type caucasien sont Made in France, naturels et directement récoltés chez les coiffeurs. Son tulle, quant à lui elle est non chimique et non transformé.

Son projet prend forme et il accueille ses premiers clients. En parallèle, il lance des démarches pour que ses prestations puissent être remboursés par la Sécurité sociale. Alexandre croit au futur de son entreprise car il propose une offre différente de ses concurrents et à la confiance en son entourage.

Pour le futur, il voudrait avoir son propre atelier dans Paris et souhaite former un apprenti dans le but de transmettre sa passion aux jeunes. Il souhaite également ouvrir sa propre boutique dans sa ville natale en Normandie, puis s’exporter dans d’autres villes de province.


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