BNP Paribas

Partenaire historique et majeur de l'Adie depuis 1995, BNP Paribas agit à tous les stades de l'action de l'Adie. Elle finance ses activité de prêts, relaie activement ses actions de communication lors des "Rendez-vous de l'Adie" et oriente vers l'Adie les personnes qui semblent répondre aux critères d’intervention de l’association.

BNP Paribas a par ailleurs permis la structuration du Contrat à Impact Social et investi dans ce projet dédié aux actions de l'Adie en zones de revitalisation rurales.

La banque mobilise ses salariés et dans le cadre de sa politique de mécénat de compétence et met à disposition des experts qui apportent leur savoir à l'association, engage ses retraités dans le bénévolat de compétences à travers son association Bénévolat de Compétences et Solidarités (BCS) créée par des retraités du groupe BNP Paribas.

Enfin, depuis 2006, la Fondation BNP PARIBAS, principal partenaire de l'Association, soutient dans le cadre du "Projet Banlieues", en France métropolitaine et en Outre Mer les initiatives mises en oeuvre par l'Adie en faveur de l’emploi dans les quartiers prioritaires de la ville. Au total, le "Projet Banlieues" de la Fondation BNP Paribas a permis l'ouverture de dizaines d'antennes Adie et contribue chaque année à la création de plusieurs milliers de micro-entreprises dans les territoires concernés.

Interview d’Antoine Sire, Directeur de l’engagement du Groupe BNP Paribas

1. BNP Paribas est partenaire de l'Adie depuis 1993, qu'est-ce que cela signifie pour la banque de soutenir les micro-entrepreneurs dans un monde dans lequel le travail indépendant ne cesse de progresser ?

Aujourd’hui, la création d’entreprise peut contribuer à la résolution de multiples problèmes sociaux. L’entrepreneuriat est une source d’innovation sociale en même temps qu’un puissant levier d’inclusion, notamment pour les jeunes, les femmes et les habitants de quartiers défavorisés qui n’ont pas toute la place qu’ils méritent dans la société. Il est essentiel que celles et ceux qui ont les idées et l’énergie pour les déployer soient accompagnés dans leurs projets. Cependant, lorsqu’ils sont de petite taille, ces projets sont souvent compliqués à appréhender par les banques, qui peinent à soutenir ceux qui en ont le plus besoin.

C’est un problème qui a été perçu très tôt par la BNP, par Paribas, et naturellement par le groupe né de la fusion de ces deux banques. Depuis 26 ans, la relation entre notre groupe et l’Adie est très forte. Notre partenariat couvre de nombreux domaines : nous sommes devenus l’un des premiers refinanceurs de l’Adie tout en développant un mécénat important dans les Quartiers Politique de la Vie, notamment depuis le lancement de notre « Projet banlieues » en 2006. Ce programme a permis à l’Adie de créer 17 antennes dans des quartiers difficiles et nous a permis de mobiliser nos collaborateurs à son service et au service des micro-entrepreneurs que nous ré-orientons de l’agence bancaire vers l’Adie lorsque cela est nécessaire. Notre collaboration est devenue une pierre angulaire de notre propre offre dédiée à l’entrepreneuriat. Nous avons par exemple récemment lancé la plateforme #Lancez-vous qui permet aux créateurs d’entreprise de faire appel à notre écosystème de partenaires, dont l’Adie, pour les accompagner dans leurs démarches entrepreneuriales. 

Notre partenariat est important car il nous permet de rester connecté avec notre mission essentielle qui est d’accompagner ceux qui en ont besoin et d’encourager la création et le développement par des personnes issues d’horizons divers.

2. De nombreux salariés et retraités de BNP Paribas sont impliqués sur le terrain partout en France et accompagnent des créateurs aux côté de l'Adie ou rejoignent ses équipes administratives : est-ce que l’engagement du groupe passe aussi par l’engagement de ses salariés ?

Il y a toujours eu beaucoup de volontaires de BNP Paribas à l’Adie, que ce soit des salariés ou des retraités œuvrant à titre bénévole. Plus récemment, nous avons également développé du mécénat de compétences pour épauler au quotidien les équipes administratives. A l’heure actuelle, 90 employés sont en bénévolat de compétences et 6 en mécénat de compétences auprès de l’Adie. 

Ce soutien devrait s’amplifier encore à l’avenir avec l’objectif que nous nous sommes fixés de permettre aux collaborateurs du groupe de contribuer sur leur temps de travail encore davantage à l’effort des associations pour un monde plus inclusif et plus écologique. En 2020, notre ambition est d’atteindre 1 million d’heures de volontariat effectuées par nos collaborateurs dans le monde. C’est une contribution décisive à l’engagement de BNP Paribas dans la société.

Mais derrière cette dimension philanthropique, il y a un véritable enjeu d’innovation et de transformation sociale. Il s’agit de faire en sorte que pas un seul employé de BNP Paribas ne soit déconnecté de ceux qui ont le plus besoin de nous. Au-delà du service que nos collaborateurs rendent à travers l’Adie, on peut également y voir une illustration que les « banquiers » ont un plus grand souci de leur responsabilité vis-à-vis de la société qu’on ne le dit parfois, et que leurs compétences et leur expertise constituent un apport considérable pour des organisations comme l’Adie. 

3. En 2020, l’Adie prépare son plan stratégique 2021-2023. Quel conseil donneriez-vous à l'Adie pour qu'elle soit encore plus en capacité de délivrer ses services aux personnes qui souhaitent créer leur micro-entreprise ?

Le dispositif de l’Adie est aujourd’hui déjà très performant. Il continue de se développer en se digitalisant et en « s’exportant » en milieu rural. Ce développement en milieu rural est un enjeu essentiel dans un contexte actuel de montée des inquiétudes pour les inégalités territoriales. 

Nous devons collectivement imaginer de nouvelles solutions aux défis qui se posent aujourd’hui sur les questions de l’inclusion financière. BNP Paribas n’est pas seulement qu’un mécène et qu’un refinanceur pour l’Adie : le groupe est également un partenaire de premier plan pour co-construire des solutions innovantes. Nous avons par exemple structuré et financé le tout premier Contrat d’Impact Social français aux côtés de l’Adie en 2016. Ce programme, d’un budget de 1,5 million d’euros sur 6 ans, vise à développer l’entrepreneuriat dans les zones rurales isolées et à accompagner 500 personnes dans une réinsertion professionnelle durable, avec à la clé plus de 2 millions d’euros d’économies générées pour l’Etat. 

Mon conseil serait donc de poursuivre cette expansion tout en développant la notoriété de l’association. Grâce à son parcours, l’Adie est aujourd’hui très connue des milieux spécialisés mais elle a encore besoin de se faire connaître du grand public, notamment en milieu rural. Nous sommes évidemment prêts à l’y aider.